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Quatre mois après, un camp de réfugiés s'installe à nouveau place de la République à Paris

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Trois cents réfugiés et familles en situation de précarité ont déployé des tentes ce jeudi 25 mars, place de la République, à Paris, sous l'impulsion du collectif "Réquisitions". Il y a quatre mois, une action similaire s'était terminée en évacuation violente par les forces de l'ordre.

Les tentes installées place de la République ce 25 mars
Les tentes installées place de la République ce 25 mars - DAL

Les images avaient fait le tour des chaînes de télévision et des réseaux sociaux fin novembre 2020 : celles des réfugiés jetés hors de leurs tentes par les forces de l'ordre, place de la République, à Paris. Quatre mois plus tard, ce jeudi 25 mars 2021, le collectif "Réquisitions" se rassemble à nouveau au même endroit et déploie à nouveau des tentes, afin de réclamer "un hébergement stable, immédiat et décent", pour 300 sans-abris (hommes, femmes, enfants) présents sur place. Le collectif Réquisitions affirme avoir déposé 412 demandes de réquisition au préfet de Paris Île-de-France sur 7 immeubles vacants à Paris. Il affirme qu'il restera sur place "pacifiquement" jusqu'à la mise à l'abri des personnes présentes. 

Jean-Baptise Eyraud, membre du DAL et du collectif "Réquisitions", pose avec une affiche "la Nuit de la solidarité, c'est ici". Pour lui, la nuit de la solidarité "ne sert pas à grand-chose". Il s'explique : "compter les SDF dans Paris ce n'est pas efficace, il y en a plein en dehors de la ville, on ne fait rien pour eux. Au lieu de comptabiliser on ferait mieux de s'activer", dit-il au micro de France Bleu Paris. Le porte-parole du DAL réclame des réquisitions d'immeubles et de logements vides par l'État.

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de l'association du Droit au Logement (DAL)

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Les 300 places sont disponibles selon la Préfecture de Police

De son côté, la préfecture de police et la préfecture de région "condamnent" cette action et "s'étonnent", elles affirment que "la Préfecture de région Île-de-France dispose des 300 places d'hébergements nécessaires, disponible dès ce jeudi soir".

L'évacuation avait été évoquée par Emmanuel Macron

Le collectif "Réquisitions" réclame aussi plusieurs changements de la loi : l’hébergement inconditionnel et digne jusqu’au relogement de toutes les personnes sans- abri, l’application de la loi de réquisition des logements vides et bâtiments appartenant à de grands propriétaires (État, fonds de spéculation...), l’arrêt des expulsions sans relogement et l’application de la loi DALO (droit au logement opposable). Quelques jours après l'évacuation du mois de novembre, Emmanuel Macron avait déclaré qu'il ne fallait pas évacuer avec violence tant qu'une solution de logement n'était pas trouvée.

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