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Coronavirus : que fait-on de nos morts ? Un médecin légiste répond à vos questions

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Depuis le 24 mars, il est possible d'aller voir les défunts morts à la morgue de l'hôpital, dans des conditions strictes car les cadavres sont contaminants, pendant "vraisemblablement six jours voire plus", selon Michel Sapanet, médecin légiste, invité de France Bleu Paris ce vendredi.

La morgue de l'hôpital Bichat à Paris.
La morgue de l'hôpital Bichat à Paris. © AFP - PHILIPPE LOPEZ / AFP

"Un mort toutes les quatre minutes", en France entre mercredi et jeudi selon le ministre de la santé, Olivier Véran. Jeudi soir, près de 1.700 morts du covid-19 ont été recensés dans les hôpitaux. Alors que le nombre de décès et de contaminés ne cesse d'augmenter rapidement, les morgues se préparent à un afflux de cadavres. 

  • Puis-je aller voir un proche mort du covid-19 à l'hôpital ? 

"Avant le 24 mars c'était impossible. Depuis le 24 mars, on a la possibilité de présenter le corps aux familles dans des conditions strictes." Mais il faut impérativement maintenir une distance d'au moins un mètre, et venir en nombre limité,  rappelle Michel Sapanet, médecin légiste au CHU de Poitiers, invité de France Bleu Paris ce vendredi. 

"Ce qui est dangereux c'est le rassemblement, ne faites pas des visites répétées dans les dépôts mortuaires pour voir le corps, c'est une prise de risque", insiste Michel Sapanet.

  • Puis-je voir le visage du défunt ? 

"Il est possible de voir la personne. Ce sont les personnels funéraires qui vont ouvrir la housse, mais il ne faut pas approcher. "

  • Les cadavres sont-ils toujours contaminants ?

Oui, répond ce médecin légiste, mais "on ne connait pas la durée de survie du virus dans le corps. Vraisemblablement de l'ordre de 6 jours voire plus. En surface, sur le corps, les virus sont toujours présents et dangereux." Comme pour les malades du covid-19, les cadavres sont isolés, avec un parcours spécial dans les morgues.

Les médecins légistes, comme tous les autres soignants, se protègent avec une sur-blouse, une charlotte, un masque, des gants. Un matériel dont il dispose sans pénurie à ce stade, car les médecins légistes bénéficient de protections habituelles liées aux procédures d'autopsie.

  • Les morgues vont-elles déborder ?

"On espère que le nombre de décès va rester limité grâce aux mesures de confinement." Toutefois, Michel Sapanet se dit inquiet. Des conteneurs frigorifiques arrivent déjà en renfort devant les hôpitaux, c'est le cas notamment dans le Val-de-Marne, en prévision d'un afflux de décès.

A Madrid, une patinoire a été transformée en morgue pour accueillir les nombreux corps.  Michel Sapanet, espère ne pas en arriver là  "mais c'est une solution parmi d'autres. On est en temps de guerre, ça va avec des comportements d'exception."

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