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Société

Que fait le département de Seine-Maritime pour les mineurs isolés ?

Les socialistes du groupe "Pour les Seinomarins" ont demandé au Président du département de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour assurer l'accueil d'urgence des mineurs non accompagnés. Cela intervient alors que commence, ce lundi, l'évaluation du système de prise en charge.

L'opposition socialiste demande au département de mieux prendre en charge les mineurs non accompagnés
L'opposition socialiste demande au département de mieux prendre en charge les mineurs non accompagnés © Radio France - Bénédicte Courret

Seine-Maritime, France

Jeudi 24 janvier, le groupe socialiste "Pour les Seinomarins" envoie une lettre au président du département Pascal Martin. Dans celle-ci, ils demandent à la majorité de mettre en place une prise en charge adaptée des mineurs non accompagnés notamment en cette période de grand froid. 

"Le département ne rempli pas ses obligations légales"

La commission d'évaluation du système de prise en charge des mineurs isolés à commence à se réunir ce lundi. Mais selon Nicolas Rouly, conseiller socialiste du département, "il faut quand même que le département remplisse ses obligations légales pendant le travail de cette commission". Aucune prise en charge adaptée au grand froid n'a été mise en place selon lui.

Selon les associations, entre 100 et 150 mineurs isolés seraient livrés à eux-mêmes en Seine Maritime, la majorité sur l'agglomération rouennaise. 

Florence Capron, membre de l'association Réseau Solidarité Migrants, s'inquiète de voir les temps d'attente croître  pour l'évaluation de la minorité des jeunes migrants : "entre cinq à sept semaines". Pendant ce temps là, les mineurs ne sont pas hébergés alors qu'ils le devraient selon elle : "même s'ils ne sont pas encore reconnus majeurs, ils doivent être pris en charge par le département, c'est la loi". Le département avait d'ailleurs déjà été condamné par le tribunal administratif. 

Pascal Martin répond aux socialistes

Jointe par téléphone jeudi dernier, la vice-présidente du conseil départemental en charge de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) Nathalie Lecordier estime que "75% des jeunes sont finalement considérés comme majeurs, ils ne sont donc plus de notre ressort". Selon elle le département fait tout pour aider ces jeunes migrants : "750 mineurs ont été pris en charge, 250 devraient l'être en 2019". 

Dans une lettre envoyée aux conseillers Nicolas Rouly, Caroline Dutarte et Jacques-Antoine Philippe, le président du département Pascal Martin "s'étonne du procédé" utilisé par les trois conseillers. En effet, ils ont communiqué leur lettre en même temps à la presse. Pour le président, "cette façon de faire vise sans nul doute à entretenir la polémique sur un sujet sensible alors même que l'assemblée départementale a mis en place la mission d'évaluation et d'information que vous souhaitiez". 

Pascal Martin assure également que "les mineurs malades, fragiles ou très jeunes sont pris en charge et ne sont pas sans solution d'accueil". Il insiste également sur le manque d'aides financières de l'Etat au regard des dépenses engagées. Le budget consacré atteint aujourd’hui les 28 millions d'euros.

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