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Société

Quel avenir pour les 300 migrants mis à l'abri dans un gymnase de Grande-Synthe ?

mardi 10 avril 2018 à 5:35 Par Matthieu Darriet, France Bleu Nord et France Bleu

A Grande-Synthe, plus de 300 migrants sont hébergés, depuis l’automne, dans un gymnase de la ville. Une décision du maire qui ne pouvait se résoudre à voir errer ses réfugiés kurdes. Avec la fin de la trêve hivernale, il propose de réutiliser l'ancien camp de la Linière.

Plus de 300 migrants kurdes sont hébergés au gymnase du Moulin. Ceux qui n'ont pu y trouver refuge, faute de place, viennent tous les jours pour les distributions de repas des associations.
Plus de 300 migrants kurdes sont hébergés au gymnase du Moulin. Ceux qui n'ont pu y trouver refuge, faute de place, viennent tous les jours pour les distributions de repas des associations. © Radio France - Matthieu Darriet

Grande-Synthe, France

Tous les migrants de Grande-Synthe n’ont pu trouver refuge dans le gymnase du Moulin, faute de place. Un tiers sont toujours dehors. A l’intérieur, les agents communaux et les bénévoles permettent de maintenir du lien et de la propreté. D’un côté, il y a les hommes seuls, repartis sur des couvertures et de l'autre, une cinquantaine de familles avec enfants qui disposent d’un espace protégé. Un lieu de répit, avec contrôle d’accès, et cela fonctionne, raconte, en français, Nassim, un réfugié kurde : 

Je suis content, parce que dans ce gymnase, on se repose bien. Il y a beaucoup d'associations, qui viennent ici pour nous donner à manger, ou donner des serviettes, du shampoing, ou des vêtements.

C'est obligé, si quelqu'un veut entrer, il doit marquer son nom et son prénom. C'est pour savoir qui il est. C'est normal. 

Trouver une solution pérenne

Cette mise à l’abri hivernale a permis de faire baisser les tensions sur la commune, en tentant d’éloigner les passeurs. Denise est là quotidiennement pour servir des repas, avec l’association Salam. Elle témoigne : 

Si on vit dehors dans le froid ou sous la pluie, on ne peut pas dormir. On est stressé tout le temps et forcement, pour la moindre peccadille, on peut péter les plombs. Et il peut y avoir des bagarres. Il n'y a aucune comparaison possible, pour nous c'est plus facile, avec ce gymnase.

Pour les bénévoles, il parait donc inimaginable de remettre les réfugiés à la rue. Le fait d’organiser l’accueil laisse aussi le temps de convaincre les migrants de revoir leurs projets de traversée de la Manche.  C'est pour cela que le maire, Damien Carême, souhaite trouver une solution, en proposant de réutiliser la partie du camp de la Linière (toutes les installations collectives) qui a été préservée, lors de l'incendie du printemps de l'année dernière.