Société

Qui sont les membres de Génération identitaire ?

Par Mikaël Roparz, France Bleu Poitou vendredi 18 octobre 2013 à 10:04

Génération identitaire

Génération identitaire est la branche "jeune" du Bloc Identitaire. Ses membres se sont surtout fait connaître lors de l'occupation de la mosquée de Poitiers en 2012.

"Nous entrons en guerre contre tous ceux qui veulent nous arracher nos racines et nous faire oublier qui nous sommes. Notre idéal est la reconquête, et nous la mènerons jusqu’au bout. Génération Identitaire est la barricade sur laquelle se dresse la jeunesse en lutte pour son identité ". Voilà ce que l’on trouve sur le site web de Génération identitaire.  

Génération identitaire est en quelque sorte "la branche" jeune du Bloc Identitaire né en 2003 à la suite de la dissolution par le ministère de l'Intérieur d'Unité radicale, groupe auquel appartenait Maxime Brunerie. L’homme avait tenté d’assassiner Jacques Chirac lors du défilé du 14 juillet 2002. 

Bloc identitaire et Génération identitaire qui dénoncent une "invasion musulmane ", s'affichent comme un mouvement "présentable " et a rassemblé 600 militants lors de sa convention à Orange en 2009. C’est son mouvement de jeunes, Génération identitaire qui a mené l'occupation du chantier de la Mosquée de Poitiers en octobre 2012. C’est cette action qui les a d’ailleurs fait connaître. Environ 70 militants étaient montés sur la mosquée pour dénoncer "l'islamisation de la France ". Ils avaient déployé une banderole portant la mention "732, génération identitaire " en référence à l'année où Charles Martel a arrêté la progression des troupes musulmanes à Poitiers. 

Le Bloc identitaire est aussi à l'origine de "la soupe aux cochons", une soupe populaire destinée aux non-musulmans. C'est grâce à ce leitmotiv qu'il a réussi à attirer des militants d'extrême gauche. Si Bloc identitaire revendique environ 2.000 adhérents, difficile d’avoir une idée précise en ce qui concerne Génération identitaire. Des spécialistes de l’extrême droite estiment qu’ils sont nettement moins nombreux. 

Cela n’empêche pas les membres de cette "communauté de combat " de  faire parler d’eux. Ils sont très forts pour influencer l’opinion. Ils maitrisent bien la communication et la provocation "contrôlée". On se souvient de l’opération contre le Quick halal de Villeurbanne en mars 2010. Des militants de Génération identitaire sont entrés dans le restaurant avec des masques de cochons. Une intrusion qui a fait le buzz sur le web. Et cette communication s’apprend, notamment lors de "camps identitaires" organisés l’été. Pendant plusieurs jours, les jeunes identitaires se retrouvent pour des formations politiques, de communication. Au menu également, activités physiques (boxe notamment).