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Société

Radicalisation dans les Alpes-Maritimes : "Daech entre dans une phase de dissimulation"

mercredi 21 mars 2018 à 9:16 Par Maxime Bacquié, France Bleu Azur

Une nouvelle association va prendre le relais d'Unismed pour prendre en charge les personnes signalées comme potentiellement radicalisées. Cette association s'appelle Artémis et son président au niveau national, Jules Boyadjian, s'exprimer pour la première fois ce mercredi sur France Bleu Azur.

Jules Boyadjian, président de l'association Artémis, en charge de la déradicalisation dans les Alpes-Maritimes
Jules Boyadjian, président de l'association Artémis, en charge de la déradicalisation dans les Alpes-Maritimes © Radio France - Maxime Bacquié

Alpes-Maritimes, France

On vous révélait il y a quelques semaines que l'association Unismed n'existe plus. C'est pourtant elle qui gérait le risque de radicalisation depuis cinq ans dans le département. Depuis le début de l'année 2017, il y a donc un flottement dans la prise en charge des personnes signalées via le numéro vert mis en place par le gouvernement.

90 associations sont mandatées en France pour prendre en charge le risque de radicalisation

D'ici la fin du printemps 2018, c'est l'association Artémis qui va prendre le relais. C'est une des 90 associations françaises mandatées par le gouvernement pour gérer le risque de radicalisation. Ces dernières années, l'association a formé 6.000 agents sur toute la France, notamment des psychologues, pour détecter les signaux chez les personnes signalées. "Notre travail a pour but de _réorienter les jeunes vers une approche non-violente_, car nous ne pouvons pas changer la spiritualité, ça prendrait trop de temps."

La méthode d'Artémis ? Un binôme composé d'un psychologue et d'un médiateur va à la rencontre d'une personne signalée via le numéro vert et le voit au moins une fois par mois pour tenter de mesurer son degré  "Daech entre dans une face de dissimulation, il faut qu'on puisse former davantage de personnes susceptibles de détecter les signaux. Les Imams ont un rôle à jouer et il faut les associer parce qu'on se rend compte aujourd'hui qu'ils ne sont pas forcément outiller pour gérer ce risque."

"On nous demande d'agir très vite pour que ces personnes ne soient pas un danger pour la société"