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Société

La radicalisation dans les services publics reste marginale sauf dans les prisons et certaines fédérations sportives

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Par , France Bleu

Les services publics, notamment les secteurs cruciaux de la sécurité et de l'éducation, sont peu touchés par la radicalisation selon un rapport parlementaire publié mercredi. Des progrès restent néanmoins à faire dans les prisons, la santé, les transports et certaines fédérations sportives.

Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation chez les détenus
Le texte souligne tout particulièrement le niveau de radicalisation chez les détenus © Maxppp - Vincent Isore

La radicalisation dans les services publics reste marginale mais doit être mieux surveillée. Un rapport intitulé "les services publics face à la radicalisation" est présenté ce mercredi matin à l'Assemblée nationale. Dans un pays marqué par les attentats et le départ de plus de 1.500 personnes en Irak et en Syrie ces dernières années, les deux députés rapporteurs de ce texte, Eric Poulliat (LREM, Gironde) et Eric Diard (LR, Bouches-du-Rhône) se veulent globalement rassurants, tout en appelant à la vigilance.

La radicalisation est loin d'être un problème majeur en France

"La radicalisation est loin d'être un problème majeur au sein des services publics. Mais il suffit d'un cas (pour perpétrer une attaque ou influencer d'autres agents), et il existe encore des trous dans la raquette qu'il faut boucher", explique Eric Poulliat. 

Le rapport, fruit de dizaines d'entretiens menés depuis l'automne dernier, conclut que les forces de sécurité (gendarmerie, police, armée), la justice et l'Education nationale ne sont touchées par la radicalisation que de façon marginale.

Des inquiétudes en revanche concernant les prisons et le milieu sportif

Le texte s'inquiète du niveau de radicalisation chez les détenus (plus de 500 incarcérés pour faits de terrorisme, plus de 1.100 signalés pour radicalisation), y compris chez les femmes, et du fort potentiel de dissémination de ces idées dans un contexte de "surpopulation carcérale". Le rapport plaide pour le renforcement des formations à la détection de la radicalisation et pour une meilleure communication des informations entre administrations. 

Eric Diard et Eric Poulliat pointent également le risque de radicalisation dans certaines fédérations sportives, notamment dans les sports de combat. "Certaines associations sportives se communautarisent" écrivent-ils. Il ne serait pas rare de voir des prières collectives dans les vestiaires, des salles interdites aux femmes, ou même des calendriers de compétition adaptés aux fêtes religieuses.

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