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Société

Des habitants de Martigues en colère contre des rappels de charges exorbitants

dimanche 6 mai 2018 à 12:33 Par Nina Valette, France Bleu Provence

Depuis plusieurs mois, les 17 habitants de la résidence du Patio de Saint-Roch à Martigues (Bouches-du-Rhône) croulent sous les factures. Des rappels de charges envoyés par le bailleur social Logis Méditerranée qui datent de 2015, 2016 et 2017. Des sommes plus importantes que prévu.

Les locataires ont accrochées une banderole devant la résidence pour alerter le voisinage.
Les locataires ont accrochées une banderole devant la résidence pour alerter le voisinage. - Marie, habitante de la résidence

Martigues, France

« Ça occupe toutes nos pensées.. Je me couche le soir avec mes soucis et je me lève avec le matin », raconte Julien Brezzo. Ce père de famille habite la résidence du Patio Saint-Roch à Martigues depuis 2015.  Un logement social qui lui coûte beaucoup trop cher : « Pour l’instant je dois payer les rappels de charges de 2015 et 2016 soit 1500 euros et je sais que je vais avoir 1300 euros à sortir pour l’année 2017. »

Ce père de famille gagne 1500 euros par mois, il sait que les années à venir vont être difficile « Heureusement ma femme à un salaire aussi. Après elle est coiffeuse donc _elle ne roule pas sur l’or_. Mais on se saignera parce que nous ne sommes pas des voleurs. » 

Dans cet immeuble, certains voisins ne tiennent plus financièrement. 

A l’image d’Elisabeth 25 ans : cette jeune femme vient de rendre les clefs : «  je viens de recevoir un courrier pour 2016… 614 euros.. Sans être prévenue ». Cette jeune femme est désormais hébergée, en attendant de sortir la tête de l’eau.

Les voisins s’inquiètent les uns pour les autres : « Grâce à cette histoire, nous avons fait connaissance … Et il y a vraiment des situations désastreuses comme celle de Jacques. Il est en situation de handicap, il a une toute petite pension et des charges énormes » souligne Julien Brezzo. Il y a aussi beaucoup de maman seule : « D’ailleurs elles reçoivent des coups de pression plus facilement que moi », murmure Julien Brezzo. 

Les réunions être locataires sont désormais hebdomadaire  - Radio France
Les réunions être locataires sont désormais hebdomadaire © Radio France - Nina Valette

Marie aimerait partir « mais déménager ça coûte cher ». « On m’a vendu du rêve au début » sourit cette maman seule. « Panneaux photovoltaïques, logement insonorisé, garage et charges qui ne dépassent pas les 130 euros, c’était du vent ». Aujourd’hui Marie envisage de mettre un terme au contrat d’entretien dans la copropriété, afin que chaque voisin joue le jeu « si il faut que je nettoie devant ma porte pour faire des économies, je le ferai » . 

Coté bailleur, tout s’explique 

Pour Logis Méditerranée, le bailleur social, deux explications. La première, une erreur de jugement  explique Nicolas Delépine responsable :  « Nous avons annoncé les charges données par le promoteur lors de l’achat du bâtiment, et les calculs n’étaient pas bons c’est vrai. Nous sommes donc obligés de réguler la situation ». 

Une erreur de calcul donc qui coûte cher aux locataires. Pour le bailleur, l’augmentation est forte mais pas injustifiée : « Bailleur social ne veut pas dire entretien social. Le loyer est social, mais quand vous avez une chaufferie à entretenir, en social ou pas, c’est le même prix. Plus le digicode, les parties communes à nettoyage, l’extérieur… » justifie Nicolas Delépine de Logis Méditerranée.  

Bailleur social ne veut pas dire entretien social.» Nicolas Delépine responsable chez Logis Méditerranée p

Ce bailleur reconnait à demi-mot que le chauffage collectif n’était pas la meilleure idée. Selon lui, en dessous de 40 logements, ça peut couter cher aux habitants. 

Locataire et bailleur se retrouvent ce lundi pour trouver une solution, le bailleur qui a déjà fait un effort financier pour absorber certaines dépenses, d’après Nicolas Delépine l’un des responsables, « _ne pourra cette fois pas effacer l’ardoise des locataires_. »