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Société

Rapport du GIEC sur le climat : les bouchers et éleveurs bovins de Moselle défendent leurs atouts

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Consommer moins de viande ? Oui, mais consommer mieux. Après le rapport du GIEC sur le climat, qui prône de consommer moins de viande, les agriculteurs et commerçants de la filière en Moselle réagissent et nous expliquent comment ils s'adaptent aux nouvelles demandes des consommateurs.

A la boucherie Marx à Hagondange, les clients recherchent de la viande locale de qualité
A la boucherie Marx à Hagondange, les clients recherchent de la viande locale de qualité © Radio France - Julie Seniura

Moselle, France

Les Français ont commencé à réduire leur consommation de viande : Benoît Marx, de la boucherie du même nom à Hagondange, a constaté une légère baisse de ses ventes. "Les clients consomment peut-être moins de viande en semaine, pas tous les jours. Mais _on se fait plaisir le week-end, avec une belle côte de bœuf ou un bourguignon_". Les clients viennent chercher chez leur boucher de quartier de la viande de qualité, et produite localement : le bœuf de la boucherie Marx vient des Vosges, le porc du Jura, et le veau d'élevages mosellans.

Avis contrastés chez les éleveurs

Du côté des éleveurs bovins, les points de vue divergent. Certains, comme Marie-Claire Roch, du Val-de-Guéblange près de Sarralbe, sont confrontés à de nombreuses difficultés. Marie-Claire vend sa viande en vente directe, sur le marché de Sarralbe mais surtout via le réseau de La Ruche Qui Dit Oui, qui met en contact les producteurs et les consommateurs. Sauf qu'elle doit se rendre sur Metz, à 80 km et une heure de route de chez elle, plusieurs fois par semaine, pour vendre ses produits. Surtout, elle est très affectée par les critiques qu'essuient les agriculteurs depuis quelques temps. "On pollue, on ne parle que des pesticides... C'est dur à vivre, oui."

Sur les marchés, on dit bonjour, mais certaines personnes ne nous répondent plus : on vend de la viande. Ça fait mal au cœur ! Marie-Claire Roch, éleveuse de bovins en Moselle

D'autres éleveurs parviennent à tirer leur épingle du jeu. C'est le cas de la famille Brier, qui élève 300 bovins de race charolaise à Rochonvillers, près d'Entrange, dans le Pays des Trois Frontières. L'entreprise, fondée par le grand-père il y a vingt ans, est aujourd'hui dirigée par les deux petits-fils, Benoît et Nicolas. Un joli site internet, beaucoup de communication, et les clients sont séduits. "A chaque livraison de colis, on remet au client le passeport de l'animal, avec toutes les explications : les conditions d'élevage, et la nourriture garantie sans OGM et avec apport de graines de lin, bénéfiques pour l'animal".

Viande locale et de qualité... au supermarché

Aujourd'hui, l'élevage Brier fournit ses produits en vente directe aux consommateurs, aux collectivités, mais aussi depuis six ans, aux supermarchés de la région. "La grande distribution veut rassurer le consommateur sur ses achats : il veut un produit local, proche de chez lui, avec une traçabilité suivie de A à Z".

Tous les acteurs, que ce soit la grande distribution ou les particuliers, se renseignent un peu plus sur les produits. Il y a une prise de conscience, et pour nous, ça n'est que bénéfique. Nicolas Brier, éleveur à Rochonvillers