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Rapport sur la prison de Strasbourg: "entre les lignes, on comprend surveillants alsaciens = nazis"

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Par France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Grosse colère de Fadila Doukhi, la déléguée régionale FO pénitentiaire après la publication ce mercredi matin du rapport de la contrôleure des prisons, Adeline Hazan. Un rapport très critique avec les conditions de détention à la maison d'arrêt de Strasbourg (Elsau). Pour Fadila Doukhi, "le recul nécessaire n'a pas été pris pour vérifier les infos".

Maison d'arrêt de Strasbourg, en 2009.
Maison d'arrêt de Strasbourg, en 2009. © Radio France

Le rapport de la contrôleure des prisons sur la maison d'arrêt de Strasbourg (prison de l'Elsau), publié ce mercredi matin, a fait bondir Fadila Doukhi, la déléguée régionale FO pénitentiaire pour qui "quand on dit que ce sont des surveillants alsaciens… Alsaciens = nazis =casque à pointe, si on sait lire entre les lignes, c'est ça qu'on comprend". Fadila Doukhi dénonce un rapport à charge, selon elle, insultant pour le personnel pénitentaire.

Fadila Doukhi, au micro d'Alexandre Tandin

"Il faut se mettre dans la peau d'un agent pénitentiaire, c'est vrai qu'il y a des ripoux (…). Mais, aujourd'hui, accuser la maison d'arrêt de Strasbourg et lui faire subir ce châtiment, je trouve que c'est cher payé pour rien."

LIRE > La maison d'arrêt de Strasbourg montrée du doigt par la contrôleure **

Fadila Doukhi revient sur le cas, exposé dans le rapport, d’une personne détenue au sein de cet établissement déclarant avoir été frappée et violée. Selon la contrôleure, un médecin aurait alors retransmis l'information à un gradé de la prison en insistant sur l'urgence à procéder à un changement de cellule. Mais loin de donner suite, ce dernier se serait rendu dans la cellule de l'intéressé pour lui demander des explications en présence du codétenu .

Adeline Hazan au micro de Marie-Thérèse Koeg

"Le gradé qui a été entendu (pour ce cas, NDLR) a suivi les recommandations du médecin. C'est un rapport qui a été écrit sur les dires de détenus (…). Ce qui s'est passé à Strasbourg n'a pas été vérifié."

Fadila Doukhi, au micro d'Alexandre Tandin

Un discours assez semblable aux écrits de Christiane Taubira dans le Journal Officiel qui estime que ce rapport ne présente aucune preuve tangible.

Probable conséquence de la parution de ce rapport, l'association Genepi Strasbourg qui travaille avec les détenus n'a pas pu accéder à la maison d'arrêt de Strasbourg ce mercredi pour animer différentes activités comme prévu. Pour protester contre cette mesure, les bénévoles de l'association se sont rassemblés devant l'entrée de la prison.

"C'est clairement un refus qui n'est pas motivé", la présidente de Genepi Strasbourg

"Un surveillant nous a prévenu par mail à midi qu'on nous avait suspendu au moins pour la journée nos autorisations d'accès à la prison de Strasbourg (…), explique Fanny Mérigot, la présidente de Genepi Strasbourg. Aucune explication ne nous a été donnée. C'est un surveillant qui a contacté une génépiste. Ça devrait émaner de la direction et pas d'un surveillant (…). Là, c'est clairement un refus qui n'est pas motivé."

Fanny Merigot, la président de Genepi Strasbourg, au micro de Marie-Thérèse Koehler

La maison d'arrêt de Strasbourg, en 2009.
La maison d'arrêt de Strasbourg, en 2009.
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