Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Dijon : "le droit au séjour des étrangers en a pris un coup avec la crise du Covid-19"

-
Par , France Bleu Bourgogne

Le 18 décembre c'est la Journée internationale pour les droits des migrants. Un rassemblement est prévu ce soir à Dijon devant la préfecture à l'appel d'un collectif de soutien. L'occasion de mettre un coup de projecteur sur des situations déjà compliquées, que la crise sanitaire n'a pas arrangé.

Avec la crise du Covid-19, l'association SOS Refoulement ne reçoit plus que sur rendez-vous, ici dans son local dijonnais.
Avec la crise du Covid-19, l'association SOS Refoulement ne reçoit plus que sur rendez-vous, ici dans son local dijonnais. © Radio France - Stéphanie Perenon

Ce 18 décembre c'est la Journée internationale des Migrants. A Dijon un rassemblement est prévu ce vendredi soir devant la préfecture à l'appel d'un collectif d'associations. L'occasion de mettre un coup de projecteur sur ces femmes et ces hommes, qui ont quitté leurs pays d'origine pour fuir un danger. Et qui, une fois, arrivés en France se retrouvent face à un véritable parcours du combattant pour obtenir des papiers et une régularisation. 

Des parcours semés d'embûches

C'est ce que vit Christiana (prénom d'emprunt), arrivée en France il y a un peu plus d'un an. Mère célibataire en Albanie, elle a tout quitté, avant de s'installer avec son enfant à Dijon. Très impliquée, elle a suivi de nombreux cours de français mais la situation n'est pas facile. "C'est compliqué car je suis arrivée ici je ne connaissais personne mais heureusement avec SOS Refoulement j'ai reçu l'aide d'un avocat, de quelqu'un pour traduire mes dossiers car toute seule c'est vraiment difficile pour moi." 

Dominique Petit bénévole à SOS Refoulement et Paul Garrigues membre de la Ligue des Droits de l'Homme, accompagnent Christiana (de dos) depuis son arrivée à Dijon.
Dominique Petit bénévole à SOS Refoulement et Paul Garrigues membre de la Ligue des Droits de l'Homme, accompagnent Christiana (de dos) depuis son arrivée à Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon

L'impact de la crise sanitaire sur l'accueil des migrants

Le problème c'est qu'avec la crise du Covid 19, beaucoup de démarches en préfecture sont dématérialisées, "il n'est plus possible de rencontrer quelqu'un au guichet", explique Dominique Petit, bénévole de l’association. Autre problème, plus possible non plus de tenir les permanences comme avant, précise la militante, "avant la crise il y a avait une permanence tous les mercredis à SOS Refoulement, il y avait beaucoup de gens qui passaient librement, pour des petits détails, chercher un courrier ou trouver de l'aide pour lire une lettre qu'ils ne comprenaient pas, pour faire une photocopie ou envoyer un mél. De petites démarches qui ne sont plus possibles." déplore Dominique Petit.

Dominique Petit, bénévole de l’association SOS Refoulement à Dijon

Accueil sur rendez-vous

Les associations, saluent toutefois les efforts de la Ville et de la Maison des associations, qui selon elles, jouent le jeu et permettent de maintenir l'accueil mais sur rendez-vous. Des associations qui s'organisent comme elles peuvent, "avec une salle de réunion transformée en pièce de tri postal", raconte Paul Garrigues de la Ligue des Droits de l'Homme. "Comme on ne peut plus les accueillir pour leur donner leurs courriers, on leur donne rendez-vous quand on pense qu'il s'agit d'un courrier important."

La crise a compliqué les démarches administratives

"Les besoins sont restés les mêmes mais les possibilités sont encore réduites", résume Paul Garrigues. C'est aussi l'avis de Bruno Haberkorn, prof de mathématiques au Castel et membre du collectif du lycée international d'accueil. Plusieurs profs et parents sont très investis auprès de ces jeunes, les aident à suivre leur scolarité au mieux et surtout leur offrent un peu de répit en leur trouvant un logement le weekend. 

Bruno Haberkorn, prof de mathématiques et membre du collectif du lycée international d'accueil du Castel.
Bruno Haberkorn, prof de mathématiques et membre du collectif du lycée international d'accueil du Castel. © Radio France - Stéphanie Perenon

Heureusement il y a parfois de bonnes nouvelles aussi pour ces militants qui les accompagnent tout au long de ce chemin vers la régularisation. Comme ces papiers obtenus après cinq ans de démarches pour Guimba, un jeune scolarisé et suivi par le collectif du lycée Castel. "On suit ces jeunes sur plusieurs années, on les voit évoluer et on les voit surtout s'épanouir." Mais le chemin est parfois sinueux et difficile de savoir sur quels critères précis certaines demandes aboutissent ou pas, reconnait le professeur. 

Bruno Haberkorn, prof de mathématiques et membre du collectif du lycée international d'accueil du Castel.

La préfecture de Côte-d'Or indique de son côté, que les démarches ont été dématérialisées pour les admissions exceptionnelles au séjour mais pas pour la délivrance des titres de séjour et de renouvellement. "1600 ont été délivrés pour les premiers en 2019 et 4000 pour les seconds en Côte-d'Or", nous précise Christophe Marot, le secrétaire général de la préfecture. La préfecture qui s'est engagée ce vendredi soir à recevoir une délégation du collectif. Le rassemblement de soutien aux migrants est prévu à 18h à Dijon.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess