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Société

Rave-party à Puéchabon : les riverains et le maire exaspérés

mardi 24 juillet 2018 à 6:06 Par Broseta Héloïse, France Bleu Hérault et France Bleu

Tous les 15 jours ou presque, les habitants de Puéchabon (Hérault) doivent faire face à la tenue de rave-parties sur un terrain isolé de la commune. Ils sont excédés.

Un technival sauvage dans l' Hérault
Un technival sauvage dans l' Hérault © Maxppp - RICHARD DE HULLESSEN

Puéchabon, France

Des centaines de personnes réunies autour d'énormes baffles qui diffusent de la musique électronique. A Puéchabon, petite commune située à une vingtaine de kilomètres de Montpellier, la scène est connue et se répète tous les 15 jours entre mai et octobre. "Ils viennent chez nous parce qu'ils ont l'impression d'être loin de tout. C'est relativement isolé, il n'y a pas une grosse population, ni de gros moyens de gendarmerie, explique le maire de la commune, Stéphane Simon. C'est au minimum une centaine de personnes à chaque fois." Jusqu'à 600, même, le week-end dernier. 

"En règle générale ça commence dans la nuit du vendredi au samedi, vers minuit-1h, raconte le maire. Et c'est de la musique sans interruption tout le week-end. Vous avez l'impression d'avoir une sono à 30 mètres de la fenêtre. C'est problématique, on n'est pas tous en vacances l'été." Le bruit est la principale nuisance dont se plaignent les habitants, le terrain n'étant pas abîmé outre-mesure par les "raveurs". Aucun débordement n'a jamais été signalé non plus. 

Le jeu du chat et de la souris

Pour lutter contre l'installation des rave-parties sur sa commune, Stéphane Simon a mobilisé des moyens. En 2014, il a fait installer des enrochements et des barrières autour du terrain où se retrouvent les "raveurs". Ces mesures ont permis à Puéchabon de passer deux étés au calme. 

Mais depuis 2017, les installations sont régulièrement dégradées : "Les barrières sont cassées tous les 15 jours et c'est un peu le jeu du chat et de la souris. Ils cassent les barrières, je remets les barrières, ils enlèvent les enrochements, je remets les enrochements... Ça a un coût." Entre 500 et 800 euros à chaque fois. Mais Stéphane Simon ne se fait pas d'illusions : "Je ne vais pas régler le problème, juste le déplacer. C'est à l’État de le régler."

Le manque de réactivité de l’État dans le viseur

Ce qui agace le plus le maire de Puéchabon, c'est avant tout l'inaction de l’État face au problème. "La sécurité et la tranquillité sont des compétences régaliennes de l’État et ce n'est pas aux communes de les faire appliquer. Devoir passer une partie du budget d'une petite commune dans la tranquillité des riverains, c'est un peu dommage, mais je n'ai pas le choix." L'ancien sous-préfet de Lodève a régulièrement été alerté de la situation de la commune mais n'a pas donné suite. "Il y a un constat général pour dire que c'est ennuyeux mais c'est aux communes de se débrouiller", regrette Stéphane Simon. 

Quant à l'intervention des forces de l'ordre,  il semblerait que ce soit le manque de moyens qui empêche les actions un tant soit peu conséquentes : "Localement, la gendarmerie fait ce qu'elle peut avec les moyens qu'elle a, reconnait le maire. Mais le soir dans le secteur, ils doivent être huit au maximum. Quand il faut faire face à plusieurs centaines de personnes, les moyens sont limités. Après je pense que s'il y avait des rave-parties au bois de Montmaur, à Montpellier, on trouverait tout de suite le moyen de les déloger !"

La dernière rave-party de Puéchabon s'est soldée par une intervention des gendarmes, notamment pour sécuriser les lieux et effectuer une opération de prévention et de contrôle, mais aucun procès verbal n'a été dressé.

le maire de Puechabon, Stephane Simon en appelle à l'Etat