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Recensement : pourquoi les villes de Côte-d'Or gagnent ou perdent des habitants

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Par , France Bleu Bourgogne

L'INSEE a publié ce mardi les dernières statistiques du recensement en Côte-d'Or. On remarque que la population se concentre sur les grandes villes, notamment Dijon, au détriment de plus petites communes. Un phénomène qui s'explique largement par les problèmes de logement.

Châtillon-sur-Seine souffre d'une pénurie de logements
Châtillon-sur-Seine souffre d'une pénurie de logements © Radio France - Philippe Renaud

Entre 2013 et 2018, les mouvements de population sont bien visibles en Bourgogne-Franche-Comté. La rédaction de France Bleu vous dit tout dans cet article qui compile les statistiques de la grande région. Mais concernant la Côte-d'Or spécifiquement, que remarque-t-on ? 

Un recentrage vers la métropole dijonnaise 

D'abord, il faut noter que le 21 est le seul département, avec le Doubs, qui gagne en population dans la région. Mais cette augmentation est concentrée sur Dijon : la ville a gagné 3851 habitants, passant à 156 854 selon le dernier comptage de l'Insee (2018). Et la banlieue en a profité : c'est flagrant à Chevigny-Saint-Sauveur, qui gagne 674 habitants en cinq ans, ce qui en fait la ville la plus dynamique de Côte-d'Or (+1,3% d'augmentation). Comment l'expliquer ? Selon les Chevinois, ceci dû à deux choses : la qualité de vie, et la multiplication des logements neufs. 

Pourquoi Chevigny gagne-t-elle des habitants ? Les principaux concernés nous répondent

L'arc nord-ouest, d'Is-sur-Tille à Châtillon-sur-Seine, stagne

À l'inverse, les petites villes ont perdu en nouveaux arrivants. Cela saute aux yeux, notamment, sur tout un arc au nord-ouest du département, entre Is-sur-Tille et Châtillon-sur-Seine. Deux raisons pour expliquer ce phénomène : d'abord, le manque de services dans les villages. Or, la population étant vieillissante (c'est une tendance régionale), les seniors veulent se rapprocher des grandes villes pour avoir accès à la santé et aux commerces plus facilement. 

"Il y a une vraie demande des personnes âgées de se rapprocher des cités" - Hubert Brigand, maire de Châtillon

D'autre part, cette stagnation s'explique aussi par la pénurie de logements. Le parc immobilier n'est pas assez fourni et attractif pour subvenir à la demande de ceux qui souhaitent s'installer, indique l'Insee. C'est ce que nous confirme Hubert Brigand, le maire de Châtillon-sur-Seine. "Il y a dix, vingt ans, on a entassé les gens dans les métropoles au détriment des campagnes. Les propriétaires ruraux n'ont pas jugé bon de faire des travaux dans leurs logements puisqu'il n'y avait pas de demande. Aujourd'hui, on en paie le prix", explique l'élu divers droite. 

"On a pas assez de logements de qualité dans le Châtillonnais" - Hubert Brigand, maire de Châtillon

Paradoxalement, Beaune souffre du tourisme 

Enfin, un phénomène spécifique à Beaune ressort de ce dernier recensement de l'Insee : en cinq ans, la population municipale a diminué de 1127 habitants. Elle compte aujourd'hui 20 711 administrés dont la résidence principale est à Beaune. Là aussi, c'est une histoire de pénurie de logement... Mais c'est en grande partie à cause du tourisme ! 

"C'est un fléau pour les villes touristiques" - Alain Suguenot, maire de Beaune

"Rien qu'en centre-ville, on compte 680 Aibnb, et les prix ont augmenté de 40%", explique le maire LR, Alain Suguenot. Un frein considérable pour les nouveaux arrivants, surtout qu'il est difficile de construire de nouveaux logements, la ville étant géographiquement bloquée par les vignes. Résultat : "les jeunes couples s'installent en périphérie de Beaune, à 3 kilomètres de la ville. Il faut que l'on repense l'habitat au niveau de l'intercommunalité, en construisant dans la plaine", explique le maire.

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