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Société

"On reçoit plus d'appels" Chantal Hersemeule, la présidente de SOS femmes accueil 72

mercredi 22 novembre 2017 à 15:13 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

À quelques jours de la journée mondiale de lutte contre les violences faites aux femmes, la présidente de SOS femmes accueil 72 Chantal Hersemeule nous dit qu'il y a toujours de plus en plus d'appels de femmes en détresse en Sarthe.

Chantal Hersemeule, la présidente de SOS femmes accueil 72 au Mans
Chantal Hersemeule, la présidente de SOS femmes accueil 72 au Mans © Radio France - Jean-Pierre Balfin Maxppp / Christelle Caillot

Le Mans, France

Etat des lieux des violences faites aux femmes en Sarthe avec la présidente de l'association SOS femmes accueil 72 Chantal Hersemeule. Plus de 300 femmes font appel à l'association chaque année.

Ça prend parfois plusieurs années pour sortir de ces violences

"Depuis la médiatisation de certaines affaires de violences, nous recevons plus d'appels à l'association" nous dit la présidente de SOS femmes accueil 72 Chantal Hersemeule, "les femmes nous appellent et quelquefois, elles ne trouvent pas les mots sur la situation de violences qu'elles sont en train de vivre, donc elles se racontent et on les invite à venir nous voir. Ces échanges donnent aux femmes l'envie de s'en sortir et surtout la compréhension de ce qu'elles vivent au quotidien et la possibilité de partir. toutes les femmes qui appellent ne partent pas de chez elles, et même quand on les accompagne un certain temps elles ne partent pas. Alors, c'est un peu un déception mais c'est logique, car il y a aussi un environnement qui est très difficile à abandonner pour la femme. La prise de conscience fait partie de la démarche et ensuite il y a toute l'organisation pour partir. il y a des femmes qui partent à la première claque, au premier mot de travers, et il y a des femmes qui mettent trente ans, quarante ans, cinquante ans à partir. il y a des femmes qui partent au moment de leur retraite pour finir leur vie tranquille".

Les jeunes filles moins féministes

"On a des femmes de tous les milieux qui nous appellent" poursuit la présidente de SOS femmes accueil 72 Chantal Hersemeule, "et de tous les âges aussi. Par contre, les femmes qui ont un travail qui sont plus aisées ont plus facilement la possibilité de partir. Les jeunes sont très concernées par la violence et par contre, elles appellent beaucoup moins. Aujourd'hui, les jeunes femmes pensent que le féminisme c'est ringard, que l'ont ne doit plus se battre pour le droit des femmes, et il y a une grosse illusion sur l'égalité. Il faudrait enfin leur dire la vérité; ce qu'elles vivent, c'est des violences".