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Reconfinement : "La colère, et un immense dépit" des commerçants de centre-ville du Mans

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Par , France Bleu Maine

La présidente de l'association de commerçants manceaux Manséa, Catherine Sasso, a réagi à l'annonce du reconfinement sur France Bleu Maine jeudi matin. Pour elle la fermeture des petits commerces et non des grandes surfaces est une "injustice" et la "colère" gronde.

Catherine Sasso, présidente de l'association de commerçants Manséa.
Catherine Sasso, présidente de l'association de commerçants Manséa. © Radio France - Marc Bertrand

A deux mois des fêtes de Noël, la principale période de vente des commerçants, le président de la République a annoncé mercredi soir le reconfinement dans toute la France à partir de ce jeudi soir minuit. Les commerces de centre-ville vont devoir fermer le rideau. Magasins, coiffeurs, instituts de beauté sont reconfinés pour un mois minimum, avec une "clause de revoyure" d'ici 15 jours, a dit Emmanuel Macron. "On ressent de la colère, et un immense dépit", a réagi jeudi matin la présidente de l'une des deux associations de commerçants du Mans, Catherine Sasso, invitée sur France Bleu Maine.

Des mesures de confinement "à deux vitesses"

La présidente de Manséa, qui représente une soixantaine de boutiques du centre-ville, explique : "Une colère parce que la période de Noël, c'est au minimum 30% du chiffre d'affaire annuel. Et Noël, c'est n'est pas le 15 décembre, c'est maintenant. Allez expliquer au fleuriste qui est parti en Hollande faire son stock qu'il va devoir tout jeter"

Noël, c'est au minimum 30% du chiffre d'affaire annuel. Et Noël, c'est n'est pas le 15 décembre, c'est maintenant.

La commerçante mancelle, qui tient une boutique de prêt-à-porter dans le centre-ville, parle surtout d'un sentiment "d'injustice" parce que comme au printemps, les grandes surfaces vont rester ouvertes. Elles pourront vendre des fleurs, des vêtements ou des produits de beauté. 

Quelles aides ? "Un nouveau prêt, ce serait nous surendetter"

"Expliquez-moi pourquoi on ferme et on doit mettre en place une solution de vente digitale. Pourquoi les hypers qui sont déjà équipés en digital peuvent-ils rester ouverts ? Ils pourraient fermer et développer leur drive et leur livraison à domicile", explique Catherine Sasso. 

Elle réclame de nouvelles aides, oui, mais "tout va dépendre de la durée de fermeture. Et si on rouvre dans 15 jours, si la population est toujours confinée ça ne changera rien". Les loyers sont là où il faut agir, "les charges fixes". Et de nouveaux prêts garantis ? "Le souci c'est que derrière le prêt, il y a une banque qui étudie les conditions par rapport à un risque. On nous demande de nous surendetter !"

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