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Dossier : Coronavirus Covid-19

Reconfinement : les réactions dans le Nord-Pas-de-Calais

Après le discours d'Emmanuel Macron ce mercredi, et notamment l'annonce d'un reconfinement de 4 semaines dans tout le pays, tour d'horizon des principales réactions dans la région Nord-Pas-de-Calais.

Le président de la République a notamment annoncé un nouveau confinement jusqu'au 1er décembre.
Le président de la République a notamment annoncé un nouveau confinement jusqu'au 1er décembre. © Maxppp - Frédéric Speich/PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

On s'y attendait, c'est désormais officiel. Face à l'aggravation de la situaiton sanitaire en France ces derniers jours, le président Macron a annoncé mercredi soir un nouveau confinement à l'échelle nationale, à partir de ce vendredi 1er décembre minuit. L'allocution du chef de l'Etat, bien que prévisible, a suscité de nombreuses réactions dans le Nord-Pas-de-Calais, région particulièrement touchée par l'épidémie. 

Des décisions "évidentes" sur le plan médical

Côté hospitalier, Patrick Goldstein, le chef des urgences du CHU de Lille et patron du Samu 59 salue ces annonces présidentielles. "Ces mesures ne sont pas une surprise. Il est évident que des décisions, même si elles sont désagréables, devaient être prises. Je ne vois pas ce qu'on pouvait faire de plus."

Et pour lui, il faut d'ores et déjà penser à l'après. "Les résultats que nous allons engranger, il va falloir les consolider, les ancrer. Le confinement, oui bien sûr, mais il faut dès à présent préparer le post-confinement dans les faits mais aussi dans les esprits."

Les jeunes "dépités" mais compréhensifs 

Cette nouvelle assignation à résident est forcément difficile à accepter pour les plus jeunes d'entre nous. "Honnêtement, ce n'est pas top, confie Mathilde, rencontrée sur la Grand Place de Lille, juste après le discours présidentiel. J'ai déjà super mal vécu le premier confinement. J'ai 17 ans et je devrais voir mes amis, profiter, et c'est impossible malheureusement..." 

Même credo pour Pierre-Eloi, 25 ans, qui vit entre Lille, Cambrai et Bruxelles. "Je suis plutôt dépité. Et je trouve ça triste pour ma jeunesse mais dire ça c'est assez égoïste. Je comprends l'urgence de la situation."

Malek, 28 ans, essaye lui aussi de penser aux plus vulnérables. "Nous les jeunes, on va très bien, même si on peut potentiellement se retrouver en réanimation. Mais il faut considérer la population plus à risque. Les hopitaux vont vite déborder si on ne réagit pas. C'est dur, mais on a passé l'été dehors...c'est déjà pas mal !" 

Et son ami Chedly d'ajouter : "les bières vont nous manquer, la vie sociale va se dégrader mais il faut faire ce qu'il faut faire. Soyons patients et ça ira !"

Nouveau coup dur pour les restaurateurs 

Si les bars du Nord-Pas-de-Calais étaient déjà tous fermés à cause du couvre-feu, ce deuxième confinement est synonyme de fermeture pour l'ensemble des restaurants de la région.  

"On s'y attendait, mais ça va encore être compliqué, assure Ophélie Thomas, responsable de salles du restaurant Le Passage Rihour, en centre-ville de Lille. Ca veut dire qu'on ne travaille pas, qu'on est au chômage partiel, qu'on va de nouveau perdre de l'argent mais en attendant on paye toujours les factures... "

Et elle s'inquiète déjà pour la réouverture. "Quand on va rouvrir, les gens auront vécu une deuxième crise. Est ce financièrement ils auront de quoi se faire plaisir ? Déjà que là on était qu'à 50 pourcent de remplissage... On se demande vers où on va. et si ça continue comme ça, on va commencer à vraiment s'inquiéter !"

Les restaurants qui le peuvent pourront continuer à faire de la livraison mais ça ne suffira pas à sauver la profession selon le président de l'UMIH, l'union des métiers de l'hôtellerie-restauration du Pas-de-Calais.

"Plus de 40 pourcent de nos métiers vont disparaitre, estime Pierre Nouchi. On nous oblige à fermer, alors il faut prendre en charge toutes les charges qui incombent à la restauration. Le chomage partiel, les loyers, l'eau, l'électricité. Il va falloir que le gouvernement nous aide à fond." 

L'inquiétude des commerçants

Comme au printemps dernier, les commerces non essentiels vont devoir baisser le rideau. Le président de la Fédération lilloise du commerce - qui regroupe 1.500 commerçants lillois - Romuald Catoire, comprend la nécessité d'un reconfinement mais cette fois, il faut vraiment que tous les commerçants soient aidés financièrement. 

"Il y a eu un impact très fort du premier confinement. Beaucoup de commerçants ont bénéficier d'un prêt garanti par l'ETat. Et aujourd'hui avec la fermeture, ils se demandent comment ils vont pouvoir rembourser ce PGE." 

Annonce d'autant plus difficile que certains professionnels étaient déjà en train de préparer Noël. C'est le cas de Picwic Toys, la chaine de magasins de jouets et de loisirs créatifs basée à Villeneuve d'Ascq qui compte aujourd'hui 63 magasins et 1.500 salariés.

"C'est un choc, reconnait le président de l'enseigne Romain Mulliez.  On est en train de doubler les ventes et les approvisionnements des magasins chaque semaine. Donc ça arrête net l'activité physique des magasins."

Mais dans cette enseigne, une telle situation a été anticipée en quelque sorte. "Nous avons été les premiers à mettre en place le drive, le click & collect, le retrait piéton, l'entreprise s'est transformée." 

"Malheureusement, on va migrer brutalement une partie du commerce traditionnel vers du commerce en ligne. C'est un outil formidable mais c'est aussi un commerce un peu "asséchant", c'est de l'achat solitaire, express, pour le résumer, c'est un peu tout le contraire du commerce."

Des enseignants "perplexes"

C'est la grosse différence avec le confinement du printemps : les crèches et toutes les écoles - de la maternelle au lycée - vont rester ouvertes mais avec un protocole sanitaire renforcé. Seules les universités et les établissements de l'enseignement supérieur vont fermer leurs portes. 

Sur le principe, le SNES - 1er syndicat enseignant du Nord-Pas-de-Calais - est d'accord. Mais pour la secrétaire académique du SNES de Lille, Odile Deverne, c'est presque infaisable à organiser d'ici la fin des vacances de la Toussaint et la rentrée du lundi 2 novembre.

"On est perplexes car il est important de garder le contact en présentiel avec nos élèves mais pas dans les conditions dans lesquelles on travaille actuellement. C'est à dire 35 élèves par classes, des salles pas forcément nettoyées tous les jours, des masques apportés par les élèves eux même... Pour changer tout ça, ça demande du temps, hors c'est bientôt la rentrée donc il y a de quoi s'inquiéter."

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