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Reconfinement : "une privation de libertés individuelles et collectives", dénonce la CGT du Cher

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Par , France Bleu Berry

À partir de vendredi, la France va basculer dans un nouveau confinement au moins jusqu'au 1er décembre. Un confinement plus souple pour ne pas détruire l'économie mais cela n'empêche pas les inquiétudes notamment pour les plus précaires.

Sébastien Martineau, secrétaire général de la CGT du Cher
Sébastien Martineau, secrétaire général de la CGT du Cher © Radio France - Michel Benoit

La France repart donc en confinement, dès vendredi et au moins jusqu'au 1er décembre. Un confinement plus souple que celui du printemps dernier. Les écoles restent ouvertes, les commerces essentiels aussi, le télétravail est favorisé dans la mesure du possible. L'activité doit continuer "avec plus d'intensité", a dit Emmanuel Macron, citant entre autres les services publics, les usines et le secteur du BTP. "L'économie ne doit ni s'arrêter, ni s'effondrer", a insisté le président de la République.

Le travail érigé en priorité, la vie sociale fortement réduite

Mais notre vie sociale en prend un coup, avec notamment la fermeture des bars et restaurants. "Le gouvernement explique qu'il faut absolument travailler, travailler, travailler et que la vie sociale n'est absolument pas prise en compte", déplore Sébastien Martineau, secrétaire départemental de la CGT dans le Cher. "Si on veut vraiment éviter la propagation du virus, on le fait partout et pas que dans la vie sociale. À l'entreprise, il y a des clusters, c'est là qu'on est aussi contaminé", ajoute-t-il. Pour le patron de la CGT dans le Cher, "ce n'est pas un état d'urgence sanitaire mais un état d'urgence social", évoquant "une privation de libertés individuelles et collectives que l'on n'a pas connu depuis un certain temps"

On nous annonce la guerre mais c'est la guerre contre le social, les salariés et leurs droits

Pour le secrétaire départemental de la CGT du Cher, la crise économique va s'amplifier malgré la volonté du président de la République. Il s'inquiète des conséquences sur les foyers déjà fragiles. "La précarité a déjà explosé. Dans les associations caritatives, il y a de plus en plus de demandes, de la part de gens jamais concernés auparavant. La précarité s'est installée et elle va s'amplifier", alerte Sébastien Martineau. "Les suicides par rapport au chômage, c'est une réalité. C'est difficile à admettre pour les gouvernants et le patronat, mais nous on le constate. Ça va être de pire en pire", prévient-il. "Les gens qui vont perdre leur boulot en même temps, comment ils font derrière ? Il n'y a pas de boulot dans le département ni ailleurs", conclut-il, pessimiste

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