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Société

"On redoute une triple peine" : les avocats de Châteauroux opposés à la réforme des retraites

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Par , France Bleu Berry

En grève depuis le 6 janvier, les avocats du barreau de Châteauroux sont déterminés à faire entendre leur opposition à la réforme des retraites. Un texte qui met en péril certains cabinets d'avocats et à terme l'accès à la justice pour les plus démunis.

Maître Briziou-Henneron, bâtonnier de Châteauroux
Maître Briziou-Henneron, bâtonnier de Châteauroux © Radio France - Jérôme Collin

Les avocats sont désormais en première ligne contre la réforme des retraites. Les grèves se multiplient à travers le pays. À Châteauroux, les 48 avocats du barreau sont mobilisés depuis le 6 janvier. Ils sont donc entrés dans leur troisième semaine de grève. L'appel à la grève est maintenu au moins jusqu'au 27 janvier. "On a demandé une rencontre avec Monsieur le préfet de l'Indre. Nous souhaitons aussi manifester vendredi 24 janvier", explique Maître Marie-Laure Briziou-Henneron, bâtonnier de Châteauroux, invitée de France Bleu Berry.

Cette réforme des retraites est très impopulaire auprès des avocats. "On redoute une triple peine : nos cotisations vont passer de 14 à 28% ; un abaissement d'un-tiers de notre retraite de base qui va passer de 1 400 à 1 000 euros ; et puis on va subir un véritable hold-up sur notre caisse de notre régime autonome", insiste Maître Marie-Laure Briziou-Henneron. "Nous ne coûtons rien à personne, nous alimentons notre caisse par nous-même, nous en reversons une grande partie aux autres caisses aux autres caisses. Cet argent va nous être pris par les autorités pour financer le reste de la réforme", dénonce-t-elle.

Un impact sur l'accès à la justice pour les plus démunis

Des pensions de retraite en baisse et des cotisations en hausse. Comment les avocats vont-ils gérer ces changements si la réforme est appliquée ? "On va licencier du personnel ? On va réduire nos ressources ? On ne prend plus de dossiers avec l'aide juridictionnelle ? C'est ce qu'on craint et ça peut aboutir à la fermeture de cabinets", prévient Maître Briziou-Henneron. Elle établit un parallèle avec le milieu de la santé. "On a déjà du mal à trouver un médecin généraliste. Je crains qu'on ait aussi beaucoup de mal à trouver un avocat près de chez soi", alerte le bâtonnier de Châteauroux. 

C'est surtout pour les plus démunis que la situation sera délicate. L'aide juridictionnelle facilite l'accès à un avocat. "Dans l'Indre, c'est une proportion importante. Les confrères ne sont pas obligés mais ils jouent le jeu de prendre un justiciable avec l'aide juridictionnelle. Mais la rémunération est très inférieure à ce que coûte réellement ce dossier", précise Maître Briziou-Henneron. "Le droit, c'est de l'humain et de la proximité. À Châteauroux, on est tous concernés par ce débat. Les avocats sont le relais entre le monde de la justice qui paraît bien lointain et bien compliqué et le quotidien des gens. Il faut être ce médian mais il risque de disparaître", conclut-elle sur France Bleu Berry.

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