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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : "Les internes font en moyenne 60 heures par semaine, on aimerait juste un peu de reconnaissance"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Depuis le début de la pandémie de Covid-19, ils sont en première ligne. A l'hôpital, les internes en médecine ne comptent pas leurs heures, mais commencent eux aussi à fatiguer. Une crise qui serait un peu moins dure à surmonter avec un peu plus de reconnaissance.

Manifestation à Paris devant le Ministère de la Solidarité et de la Santé, après le suicide de plusieurs internes.
Manifestation à Paris devant le Ministère de la Solidarité et de la Santé, après le suicide de plusieurs internes. © Maxppp - Lavieille.

Si l'hôpital tient depuis un an, c'est aussi grâce à eux. Les internes en médecine sont, eux aussi, en première ligne dans le combat contre le Covid-19. Mais à la longue, les corps et les esprits s'usent, certains sont même proches du burn-out. "Parfois, des internes se retrouvent relativement seuls, livrés à leurs responsabilités, à faire des choses pour lesquelles ils ne sont pas formés et c'est très difficile à vivre", explique Virginie Hean, représentante des internes de spécialité médicale pour le syndicat AISE, Assistants et internes de Saint-Étienne, qui était notre invitée ce mercredi matin.

RÉÉCOUTER - Virginie Hean, représentante des internes de spécialité médicale pour le syndicat des Assistants et internes de Saint-Étienne.

D'énormes responsabilités sur les épaules des internes

Si elle rappelle qu'à Saint-Étienne, l'ambiance est plutôt bienveillante et familiale, elle s'inquiète de la charge de travail toujours plus importante qui pèse sur ces collègues, alors qu'il y a déjà eu cinq suicides d'internes en France depuis le début de l'année. "Parfois, je reçois des témoignages d'internes qui sont dans un stage où ils ne sont pas heureux parce que la hiérarchie est difficile avec eux. Ils n'ont pas d'aide, les chefs leur demandent beaucoup de travail et leur laisse d'énormes responsabilités."

"Quand on décide de monter un service Covid de toute pièce dans un endroit qui par exemple était rempli de bureaux, les internes doivent s'occuper de ce service en plus de leur propre service", enchaîne Virginie Hean, en précisant qu'il est très difficile pour un interne de refuser une affectation. 

60 heures par semaine et peu de reconnaissance

"Le temps de travail moyen des internes, d'après le syndicat national, est de 60 heures par semaine. Et je pense qu'avec la crise, ce temps de travail a encore augmenté. Sachant que les internes sont payés en fonction de l'année d'internat, plus on est âgé et plus on est payé, mais en première année d'internat, mon salaire était de 1400 euros net. Virginie Hean reconnaît qu'il est quasi-impossible vu le contexte actuel, de faire respecter le temps de travail légal des internes de 48 heures par semaine. "Soigner les gens, c'est le métier qu'on a choisi. On sait tous que c'est un métier qui n'est pas facile, qui entraîne des gardes et du travail le week-end, même chose pour les paramédicaux. Mais ce qu'on aimerait, c'est de la reconnaissance. 

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