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Réforme de la police : Emmanuel Macron annonce le lancement d'un "Beauvau de la sécurité" dès janvier

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Par , France Bleu

Dans un courrier adressé au secrétaire général du syndicat de police Unité-SGP-FO, Emmanuel Macron indique la tenue à partir de janvier d'un "Beauvau de la sécurité" sur une réforme de la police. Le président de la République précise qu'il y interviendra "personnellement".

Emmanuel Macron indique la tenue en janvier d'un "Beauvau de la sécurité"
Emmanuel Macron indique la tenue en janvier d'un "Beauvau de la sécurité" © Maxppp - GUILLAUME HORCAJUELO

Emmanuel Macron a décidé la tenue à partir de janvier d'un "Beauvau de la sécurité" sur une réforme de la police, réunissant représentants des forces de l'ordre, élus et citoyens, indique le chef de l'Etat dans un courrier consulté mardi par l'AFP. En pleine polémique sur les "violences policières", le chef de l'Etat souhaite "améliorer les conditions d'exercice" des policiers et "consolider" les liens avec les Français. 

"J'y interviendrai personnellement", ajoute le président de la République dans cette lettre qui répond au secrétaire général du syndicat Unité-SGP-FO Yves Lefebvre, qui lui avait écrit pour lui faire part de la "colère" qu'ont suscité chez les policiers ses propos reconnaissant des contrôles au faciès.

Lors d'une interview à Brut vendredi dernier dans laquelle il était question des violences policières, le chef de l'Etat avait affirmé : "quand on a une couleur de peau qui n'est pas blanche, on est beaucoup plus contrôlé".

Le rendez-vous devra s'appuyer sur les sept chantiers de réforme qu'a présentés le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin fin novembre, poursuit Emmanuel Macron : formation, encadrement, moyens, captation vidéo des interventions, inspection, effectifs et lien entre police et population, dont la lutte contre les discriminations et le rapport aux médias.

"Il y a urgence à agir", insiste le chef de l'Etat qui précise avoir demandé à Gérald Darmanin de "recevoir dès que possible" les syndicats de policiers pour peaufiner les propositions. "Je souhaite avancer rapidement et concrètement pour améliorer les conditions d'exercice du beau est indispensable métier qui consiste à garder la paix", ajoute le chef de l'Etat.

"La France tient par ses policiers et ses gendarmes", "nous leur devons soutien et protection. J'y veillerai", conclut-il.

"Colère certain au sein de la police nationale"

A la suite des propos d'Emmanuel Macron dans son interview à Brut, le secrétaire général du syndicat Unité-SGP-FO Yves Lefebvre avait adressé un courrier lundi au chef de l'Etat. Il y souligne que cette interview "a laissé des traces et une colère certaine au sein de la police nationale". "Même si votre discours venait dans sa globalité souligner l'action des forces de l'ordre et des policiers (...) mes collègues (retiennent) une seule chose, à savoir que les contrôles au faciès existent, qu'ils sont une réalité, qu'un jeune homme de couleur a plus de chance d'être contrôlé que les autres personnes". 

"Cette affirmation est venue remettre en cause la qualité du travail quotidien des forces de l'ordre et particulièrement celui des policiers nationaux, surtout ceux engagés dans les quartiers difficiles", s'insurge Yves Lefebvre qui dénonce "des politiques d'urbanisation qui se sont suivies entassant les populations immigrées au même endroit depuis plusieurs décennies". 

Il réclame "au plus vite un calendrier de réformes de fond pour enfin remettre la Police Nationale debout" et "la fin de la politique du chiffre qui est une des raisons principales à l'altération du lien police/population". 

Gérald Darmanin a annoncé lundi qu'il recevrait le 18 décembre les syndicats de police et promis des propositions rapides au chef de l'Etat. Les deux principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance et Unité-SGP-FO, avaient appelé samedi à cesser les contrôles d'identité en signe de protestation.

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