Société

Réforme des rythmes scolaires : à Bègles, les parents demandent la cantine pour tous le mercredi midi

France Bleu Gironde lundi 23 juin 2014 à 7:20

L'entrée de l'école maternelle Mirabeau, à Bègles
L'entrée de l'école maternelle Mirabeau, à Bègles © Radio France

Les trois associations de parents d'élèves de la ville de Bègles organisent ce lundi après-midi une manifestation devant la mairie. La municipalité a décidé de restreindre dès la rentrée l'accès à la restauration scolaire le mercredi midi. Les associations dénoncent une mesure discriminatoire, prise sans concertation.

L'application de la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée de septembre pose aussi des problèmes à Bègles. Les trois associations de parents d'élèves des 13 écoles de la ville appellent à un rassemblement ce lundi en fin d'après-midi à 17h devant la mairie, à l'occasion du dernier Comité de pilotage sur cette réforme.

Les parents sont invités à venir avec gamelles et fouchettes pour protester contre la décision prise par le maire Noël Mamère et sa majorité. La ville a en effet décidé de réserver la cantine scolaire le mercredi midi aux seuls enfants dont les deux parents travaillent, et qui sont inscrits pour le centre de loisirs l'après-midi.

Ces associations parlent d'une mesure discriminatoire, annoncée au dernier moment, alors qu'une décision contraire avait été annoncée en février dernier.

"Il y a eu des réunions de concertation pendant deux ans, et là, ils nous font un coup dans le dos, sans nous prévenir. Même si celà entraîne un coût supplémentaire, la municipalité doit revenir sur sa décision, pour le bien des enfants et des parents". — Guillaume Gilfriche, de l'association Les parents d'abord

"On a essayé d'être constructifs, et une décision a été prise dans notre dos"

"Il a fallu faire des choix"

Pour expliquer ce choix, la mairie de Bègles invoque des raisons budgétaires. L'application de la réforme des rythmes scolaires va côuter à la municipalité un million d'euros par an, avec l'ouverture en septembre de cinq centres de loisirs pour les maternelles , un centre de loisirs supplémentaire pour les élèves d'élémentaire, et l'embauche de l'équivalent temps plein de 20 animateurs. Ouvrir la cantine à tous le mercredi midi aurait entraîné un surcoût de 200.000 euros, explique la municipalité, qui a dû faire des choix.

"Quand on ne peut pas, on ne peut pas. Nous avons appliqué la réforme en faisant plus que ce qui nous était demandé par l'Etat, en offrant aux familles un service de grande qualité. C'est une mesure raisonnable, pour ne pas mettre en péril la pérénnité de notre système éducatif". — Cédric Dubost, adjoint au maire délégué à l'Education  

"Il faut faire attention à la dépense pour ne pas mettre en péril notre système éducatif"

L'adjoint au maire béglais souligne au passage qu'il faut aussi faire avec les baisses des dotations de l'Etat aux communes. La ville a appris il y a deux semaines que la dotation en sa faveur baissait de 300.000 euros.

La municipalité UMP de Bordeaux a elle aussi décidé de ne réserver la cantine le mercredi midi qu'aux seuls enfants inscrits l'après-midi au centre de loisirs.

"C'est pas toujours facile de récupérer un enfant à midi et demi même quand on ne travaille pas"