Société

Réforme ferroviaire : plusieurs syndicats SNCF appellent à la grève à partir du 10 juin

Par Julie Guesdon, France Bleu mercredi 4 juin 2014 à 8:19

Grève SNCF
Grève SNCF © Maxppp

A quelques jours du débat à l'Assemblée autour de la réforme ferroviaire, la CGT-Cheminots et Sud-Rail ont déposé mardi soir un préavis de grève. Reconductible, le mouvement débutera le mardi 10 juin au soir. A la demande des organisations syndicales SNCF, Frédéric Cuvillier, le ministre des Transport, les entendra le jeudi 12 juin.

La manifestation du 22 mai n'était qu'un premier pas. Mardi soir, la CGT-Cheminot (première organisation syndicale de la SNCF) et Sud-Rail (troisième syndicat SNCF) ont déposé un préavis de grève reconductible. En prévision de la présentation à l'Assemblée nationale du projet de réforme ferroviaire , les organisations syndicales veulent exprimer au ministre du Transport leurs inquiétudes sur le texte. L'Unsa-ferroviaire, seconde organisation syndicale de la SNCF, doit décider ce mercredi s'il se joint lui aussi au mouvement, après avoir déposé une demande de concertation immédiate.

Le mouvement de grève devrait débuter mardi 10 juin à 19 heures et les syndicats seront reçus, à leur demande, par Frédéric Cuvillier jeudi 12 juin.

Ouvrir la SNCF à la concurrence totale

Discutée en première lecture à l'Assemblée à partir du 17 juin, la réforme a pour objectif de stabiliser la dette du secteur ferroviaire en le préparant à l'ouverture totale à la concurrence . La SNCF et le Réseau ferré de France (RFF) devraient également être réunis . Mais pour les syndicats, cette réforme "ne va pas assez loin" et ne permettrait d'améliorer la santé financière de la SNCF.

En mai dernier, Frédéric Cuvillier avait profité d'un couac de la SNCF pour marteler qu'une réforme était urgente : près de 2.000 rames de TER neuves étaient trop larges pour les quais actuels, obligeant des travaux sur plus d'un millier de quais.

Du côté de la CFDT, on prend ses distances. Lors du précédent mouvement social, la quatrième organisation syndicale avait estimé préférer négocier des aménagements plutôt que de jouer le rapport de force contre cette réforme.