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Dossier : La réforme des retraites

Réforme des retraites : à quoi faut-il s'attendre pour cette semaine de rentrée ?

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

La mobilisation contre la réforme des retraites repart très fort avec des appels à la mobilisation de la part des professions libérales, des avocats, des raffineries, des dockers. Les négociations reprennent le 7 janvier, avant une journée de mobilisation le 9 et une manifestation nationale le 11.

De nouvelles manifestation contre la réforme des retraites sont prévues cette semaine.
De nouvelles manifestation contre la réforme des retraites sont prévues cette semaine. © AFP - Michel Stoupak

La grève contre la réforme des retraites entre ce lundi 6 janvier dans sa 33e journée, un record pour un blocage en continu des transports depuis plus de 30 ans, mais le dialogue de sourds entre exécutif et syndicats semble bien installé.

La trêve des fêtes de fin d'année s'est traduite par une amélioration progressive des transports au fil des jours. Pour ce lundi 6 janvier, la circulation des trains est en nette amélioration au niveau national, et le trafic des transports en région parisienne reste perturbé mais s’améliore également. 

Multiplication des appels à la grève et reprise des concertations

Depuis le 3 janvier 

Depuis le 3 janvier, des syndicats de professions libérales (infirmières, kinésithérapeutes...) ont appelé à des actions et à la mise en place d'une "grève glissante" pour défendre leur régime autonome.

Ce lundi 6 janvier 

Les avocats se lancent également dans la bagarre ce lundi. Le Conseil national des barreaux, qui représente les 70.000 avocats français, appelle à durcir la grève contre la réforme des retraites, avec des actions de blocage dans les tribunaux.

Le Spaf, syndicat de pilotes (deuxième syndicat représentatif chez Air France) appelle à la grève lundi et mardi. Deuxième syndicat représentatif pour les hôtesses et stewards d'Air France, le SNGAF appelle les personnels navigants à se mettre "tous en grève" de lundi à jeudi, et lance aussi un appel à manifester "dans les rues" et à "descendre des nuages".

Mardi 7 janvier

A partir de mardi, la CGT-Chimie a appelé à un durcissement du mouvement, avec des blocages de raffineries, terminaux pétroliers et dépôts pendant quatre jours. 

Le mardi 7 janvier signe aussi la reprises des concertations entre les organisations syndicales et le gouvernement, prié par Emmanuel Macron lors de ses vœux aux Français de trouver un "compromis rapide". Il s'agira essentiellement de chercher des portes de sortie avec les syndicats réformistes CFDT, CFTC et Unsa. Mardi également, l'Unsa ferroviaire décidera si elle reprend la grève qu'elle avait décidé d'interrompre pendant les fêtes de fin d'année.

9-10-11 janvier

La première des journées d'actions annoncées sera le jeudi 9 janvier, à l'appel de l'intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU et des organisations de jeunesse qui réclament le retrait de la réforme. La CFDT n'a pas appelé dans l'immédiat à y participer. Seule la journée du 9 était prévue à la base, mais l'intersyndicale a appelé vendredi à la mobilisation le 10 et le 11.

Un appel à manifester dans tout le pays concerne la journée du 11 janvier. Ce sera un samedi, une première.

Thierry Defresne, délégué syndical central chez Total, évoque un éventuel arrêt de production des raffineries, en fonction de l'ampleur de la mobilisation lors de ces trois journées d'actions. La secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher a jugé "illégal" ce type de blocage. 

La Fédération nationale des ports et docks CGT a aussi appelé à une opération "ports morts" le 9 janvier.

Une amélioration du trafic à la SNCF et à la RATP

Au vu de ce calendrier chargé, le trafic SNCF devrait de nouveau être perturbé. Mais ce lundi, le trafic des trains s'améliore, avec en moyenne 8 TGV sur 10 ainsi que 2 TER sur 3, un Transilien sur 2, un Intercités sur 3. 

En région parisienne, le trafic des transports s'améliore également ce lundi. La SNCF annonce 1 RER sur 2 pour le RER A et B, 2 sur 5 pour le RER C . Pour le RER D comptez 1 sur 2 en heure de pointe et 1 sur 3 en heure creuse. La RATP indique que toutes les lignes sont ouvertes ce lundi mais que le trafic est très perturbé sauf les deux lignes automatiques (1 et 14) qui fonctionnent normalement.

Semaine décisive pour le gouvernement et les syndicats

Cette semaine de rentrée est décisive pour le gouvernement et pour les syndicats. Ce lundi matin, le gouvernement reprend officiellement son cartable pour son premier conseil des ministres de l'année. 

Mardi, le Premier ministre Édouard Philippe ouvrira une séance de discussions au ministère du Travail, à laquelle sont conviés les partenaires sociaux pour parler pénibilité et emploi des seniors. Elle se tiendra sous l'égide de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, qui n'était jusqu'à présent que peu associée à cette réforme. 

Ce week-end, le nouveau Monsieur retraites, Laurent Pietraszewski, a expliqué au Parisien que l'âge d'équilibre est "un progrès social". Si les partenaires sociaux ont "une autre idée, on prend", a-t-il promis, comme l'avait déjà dit le Premier ministre. Olivier Dussopt, secrétaire d'État à la Fonction publique, a de son côté garanti que le gouvernement était "ouvert au dialogue" et "au compromis", alors que des concessions ont été faites par l'exécutif, pour les policiers, les danseurs de l'Opéra, les marins ou encore les pilotes. Le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, a lui aussi appelé au "compromis".

La CFDT propose une "conférence de financement sur les retraites"

Parti en guerre contre cet âge pivot, fixé à 64 ans et en dessous duquel il ne sera pas possible de partir avec une retraite à taux plein, Laurent Berger n'a pas manqué de réaffirmer, dimanche sur France 2, son opposition totale à cette mesure, contre laquelle il va lancer une pétition. 

Il a proposé que se tiennent une "conférence de financement sur les retraites", bien distincte du projet de loi en préparation, et des discussions sur la pénibilité et l'emploi des seniors liées à l'instauration d'un régime universel.

"Une très bonne proposition", a salué lundi le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, appelant à "saisir la main tendue par la CFDT", tout en estimant que l'âge pivot restait "une bonne solution". Les lignes semblent également évoluer du côté du Medef : "La mesure d'âge, c'est la seule manière intelligente de financer le régime" mais "on n'est pas arc-bouté sur l'âge pivot", a assuré son président Geoffroy Roux de Bézieux. Dimanche, une vingtaine de députés, dont des élus LREM Jean-François Cesarini et Matthieu Orphelin, ont demandé, dans une lettre ouverte au gouvernement, une modulation de l'âge d'équilibre suivant la pénibilité.

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