Société

Régionales : Virginie Calmels a présenté ses têtes de liste d'union de la droite et du centre

Par Yassine Khelfa M'Sabah, France Bleu Béarn, France Bleu Creuse, France Bleu Gascogne, France Bleu Gironde, France Bleu La Rochelle, France Bleu Limousin, France Bleu Pays Basque, France Bleu Périgord et France Bleu Poitou jeudi 3 septembre 2015 à 15:35

Virginie Calmels a présenté ses 11 têtes de liste pour les élections régionales
Virginie Calmels a présenté ses 11 têtes de liste pour les élections régionales © Radio France - Yves Maugue

La candidate de la droite et du centre, Virginie Calmels, a présenté ses onze têtes de liste départementales pour les Régionales des 6 et 13 décembre dans la future grande région Aquitaine/Limousin/Poitou-Charentes. Une liste paritaire dite "nouvelle génération".

**France Bleu Gironde : Vous avez montré votre volonté de faire une campagne différente de celle d'Alain Rousset. Comment allez-vous vous y prendre ?***

Virginie Calmels* : Il faut juste assumer ce que l'on est et pas vouloir tricher. Moi, je suis dans l'authenticité. Je suis une femme d'entreprise tout le monde le sait, je fais de la politique depuis très peu de temps, je crois être particulièrement pragmatique et les deux pieds dans le réel. Donc j'ai simplement envie de faire une campagne qui me ressemble et qui ressemble à toute l'équipe. C'est-à-dire une équipe de personnes qui s'engagent pour se mettre au service des citoyens. Nous ne sommes pas des politiques de métiers, nous apportons quelque chose de différent. C'est possible et ce n'est pas tactique. Je souhaite aller dans le fond, sur un plan d'action. Comme je l'ai toujours fait en entreprise quand on a un plan stratégique, on a plus de chance d'obtenir des résultats et d'obtenir les objectifs que l'on s'est fixés.

Ces nouveaux visages issus de la société civile sont-ils aussi un moyen de réconcilier les citoyens avec la politique ?

Vous savez, si je me suis engagée en politique, c'est parce que justement j'aime mon pays et que beaucoup de citoyens sont en souffrance. Notre grande région est sublime. C'est une région à laquelle je suis particulièrement attachée, et je crois qu'on peut en être fière. Elle a beaucoup d'atouts et vraiment nous avons la capacité, les talents, l'énergie et beaucoup de choses entre nos mains. Mais il faut que ce soit accompagné par les politiques et pas mettre des batons dans les roues de ceux qui travaillent, sans arrêt. Parce que ceux qui travaillent qui créent de la valeur, les artisans, les commerçants, les agriculteurs sont souvent oubliés. Ce sont eux qui créent de l'emploi et pas les politiques. Ce qui me ferait plaisir c'est notamment que les jeunes s'intéressent à la chose politique. On a la progression du chômage des jeunes la plus importante de France. Si on pouvait réconcilier jeunes avec la politique et plus généralement les citoyens, j'en serais plus que fière.

Avec vos têtes de liste vous souhaitez "mettre un terme à un quart de siècle d'hégémonie socialiste" ?

ça n'est pas un secret que je n'adhère pas à l'idéologie socialiste. Il faut une autre politique économique. Nos grandes régions ont été dirigées par des socialistes qui sont dans l'idéologie socialiste. Quand je vois la baisse des fonds sur l'apprentissage, c'est de l'idéologie. Moi je crois que si on a envie d'aider les entreprises et les jeunes, il faut au contraire ne pas baisser les moyens qui sont alloués à l'apprentissage par exemple. Cette politique socialiste ne marche pas. C'est aussi basique que ça. Monsieur Rousset a déclaré qu'il pourrait inverser la courbe du chômage si on doublait les subventions et s'il avait deux fois plus d'argent public. Je crois que c'est exactement le contraire : il faut baisser la dépense publique et faciliter l'épanouissement des entreprises. Non pas, en augmentant la dépense publique à coup d'emplois aidés, ça ne marche pas.

Votre carte d'adhérent aux Républicains a fait couler beaucoup d'encre, êtes-vous encartée maintenant ?

Pour moi, c'est un non-sujet. Je pense qu'il faut être en phase avec ses convictions politiques très claires. Je ne m'étais jamais encartée comme des millions de français qui aiment la politique et qui n'ont pas passer le cap de devenir des militants. À partir du moment où j'ai reçu une investiture du parti Les Républicains pour défendre les couleurs à cette future élection des Régionales, je suis devenue la candidate des Républicains. Assez logiquement, pour moi, la question de la carte de parti ne se pose plus. Dans la même lignée, vous verrez sur ma liste pas mal de personnes qui sont comme moi issus de la société civile et non des partis politiques et qui ont passé ce cap simplement par souci de transparence, pour que les citoyens sachent bien, à qui ils ont à faire, en terme de positionnement de programme et de valeurs.

"Une Génération nouvelle région"

Elle a convié les médias dans un lieu qui n'a pas été choisi par hasard* : le Château du Payre, propriété de femmes depuis cinq générations* . Symbole de son attachement pour la parité, elle a en effet présenté six femmes et six hommes . Les trois quarts d'entre eux font partie comme elle, de la société civile. C'est sa liste "Génération nouvelle région."

Les 12 têtes de liste départementales de l'union de la droite et du centre pour la région Aquitaine Kimousin Poitou-Charantes - Radio France
Les 12 têtes de liste départementales de l'union de la droite et du centre pour la région Aquitaine Kimousin Poitou-Charantes © Radio France - Yves Maugue

De gauche à droite : Antoine Audi (Dordogne), Monique Semavoine (Pyrénées Atlantiques), Françoise Beziat (Corrèze), Marie Costes (Lot-et-Garonne), Cyril Victor (Creuse), Guillaume Guerin (Haute-Vienne), Virginie Calmels (Gironde), Pascale Requenna (Landes), Olivier Chartier (Vienne), Xavier Bonnefont (Charente) et Christelle Chassagne (Deux-Sèvres)

"Nous ne sommes pas des politiques de métier donc on fera une campagne différente avec un vrai plan d'action"