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DOSSIER : France Bleu Montagne

Régulation du Mont-Blanc : opération de contrôles à haute altitude

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu, France Bleu Isère

Pour mettre fin aux excès de certains alpinistes et à la surfréquentation de la voie normale du Mont-Blanc (Haute-Savoie), les gendarmes du PGHM de Chamonix et les agents de la "brigade blanche" de Saint-Gervais multiplient les contrôles.

3100 mètres d’altitude, le refuge de Tête Rousse domine une mer de nuages. Un peu en contre-bas, à moins de dix minutes de marche dans la neige, les groupes montant à l’assaut du sommet passent devant le chalet de la "brigade blanche" du Mont-Blanc. Ici, des agents de Saint-Gervais et des gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix contrôlent les alpinistes. "Nous vérifions leur réservation dans les refuges, les équipements et les diplômes des guides", explique le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, le patron du PGHM.   

La "brigade blanche" de Saint-Gervais contrôle les alpinistes sur le Mont-Blanc.
La "brigade blanche" de Saint-Gervais contrôle les alpinistes sur le Mont-Blanc. © Radio France - Richard Vivion

REPORTAGE - Régulation du Mont-Blanc : opération de contrôles à haute altitude.

Ces contrôles à haute altitude entre dans le cadre du dispositif de régulation de l’accès au Mont-Blanc par la voie normale encadré par un arrêté préfectoral (en vigueur du 15 juin au 29 septembre 2020). Il prévoit : 

  • Obligation de réservation nominative dans l’ensemble des refuges de l’itinéraire (Nid d’Aigle, Tête Rousse, Goûter), permettant la traçabilité et le contrôle des personnes hébergées
  • Mise en place d’une "brigade blanche" par le maire de Saint-Gervais-les-Bains chargée de contrôler les récépissés de réservation des ascensionnistes sur tout le tracé de l’itinéraire, en complément des moyens du PGHM 
  • Contrôle des qualifications (diplôme) et de l’obligation de déclaration (carte professionnelle) des guides (par le PGHM et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale) 
Les gendarmes du PGHM de Chamonix lors d'une opération de contrôles des alpinistes sur le Mont-Blanc.
Les gendarmes du PGHM de Chamonix lors d'une opération de contrôles des alpinistes sur le Mont-Blanc. © Radio France - Richard Vivion

"On contrôle ce secteur de la voie normale du Mont-Blanc depuis deux ans (...) pour éviter la surfréquentation et les incivilités." - Lieutenant-colonel Stéphane Bozon, commandant du PGHM de Chamonix

ECOUTEZ le lieutenant-colonel Stéphane Bozon, commandant du PGHM de Chamonix.

Le chalet de la "brigade blanche" sur la voie normale du Mont-Blanc.
Le chalet de la "brigade blanche" sur la voie normale du Mont-Blanc. © Radio France - Richard Vivion

Amélioration

Mise en place pour la première fois l’été dernier, cette régulation semble avoir apaisée la montée vers le toit de l’Europe. "On voit une grosse différence dans la manière dont les gens abordent cette ascension", explique Jean-Marc Peillex. Le maire de Saint-Gervais qui régulièrement dénonce les "hurluberlus du Mont-Blanc" estime "qu’aujourd’hui, on a des gens respectueux qui comprennent parfaitement le dispositif." Une amélioration confirmée par le PGHM. "Nous avons moins de personnes mal équipées, confie un gendarme. Moins d’accident aussi." 

ECOUTEZ Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais.

D’ici la fin de l’année, un arrêté de protection des habitats naturels du mont Blanc doit accentuer la préservation du site. Le Mont-Blanc, site particulièrement attractif, il attire près de 25.000 ascensionnistes/an, engrainant des phénomènes de surfréquentation des refuges, des problèmes de sécurité des pratiquants, et ponctuellement des incivilités et atteintes à l’ordre public.

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