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Société

Reims : vers un déménagement de l'école Espérance Banlieues ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Champagne-Ardenne

L'école privée du Cours Colibri, à Reims, va peut-être devoir quitter les locaux du groupe scolaire public, Barthou, avant la rentrée prochaine. Le tribunal administratif a résilié, ce mardi, la convention signée entre Espérance banlieues et la Ville de Reims, à partir du 7 juillet.

Le Cours Colibri va devoir déménager avant la rentrée prochaine.
Le Cours Colibri va devoir déménager avant la rentrée prochaine. © Radio France - Sophie Constanzer

Reims, France

A partir du 7 juillet prochain, Cours Colibri, n'aura plus le droit de cité dans les murs de l'école publique Louis Barthou, dans le quartier Wilson, à Reims. Elle s'y était installée à la rentrée, devenant la première école du réseau d'écoles privées Espérance Banlieues du Grand Est. 

Mais, ce mardi, le tribunal administratif a décidé de résilier la convention passée entre la Ville et Espérance Banlieues. Les élèves pourront finir l'année scolaire à l'école, mais, à partir du 7 juillet, le contrat n'existera plus. 

La mairie a consulté les parents et les professeurs de l'école voisine trop tard

Pour rendre sa décision, il a suffi d'un seul argument, un vice de procédure. Le conseil de l'école Barthou, composé des parents d'élèves et des instituteurs a été consulté au mois de mars 2018, sur l'installation de l'école privée dans ses locaux. Or, la convention était déjà signée depuis le mois de janvier. 

Les autres arguments, évoqués par l'opposant socialiste Eric Quénard, et repris, le 2 avril à l'audience par le ministère public, n'ont donc même pas eu besoin d'être examinés. 

Ce dernier soulevait notamment le fait que la moitié de la cour de récréation de l'école publique Barthou avait été attribuée au cours Colibri. Et que la clôture, construite pour séparer les deux entités avait été facturée, pour 40 000 euros, à la Ville de Reims. Ces arguments n'ont donc pas eu besoin d'être examinés, le tribunal administratif écrivant dans son jugement, que "sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête que M. Quenard est fondé à soutenir que la convention en cause est entachée d’illégalité."

Un jugement qui satisfait tout le monde

Eric Quénard se réjouit donc de cette décision judiciaire. "Cela faisait plus d'un an et demi que nous avions alerté le maire Arnaud Robinet, puis la rectrice de l'Académie, puis le Préfet, sans réaction de leur part, se rappelle-t-il. Nous sommes donc satisfaits de cette décision, mais nous aurions pu éviter toute cette procédure, si nous avions été entendu dès le départ. Si on n'écoute pas l'opposition, alors même que notre argumentaire était construite et argumenté, on arrive à des extrémités comme celles-là".  

De son côté, la Ville de Reims, qui n'a pas souhaité répondre à nos sollicitations pour une interview, a publié un communiqué dans lequel elle "prend acte de la décision [...] qui résilie la convention pour un problème formel de procédure. [...] La Ville note avec satisfaction que contrairement aux demandes de M Quenard, la convention n’est pas annulée mais simplement résiliée et la remise en cause du principe  de neutralité et de laïcité n’est pas retenue par le juge". 

Pour nous, le principal, c'est l'école et le bien-être des enfants. Les bâtiments, c'est accessoire

La mairie ne fera en tout cas pas appel, et se laisse la possibilité de signer une nouvelle convention pour laisser Espérance Banlieues sur le même site, après avoir consulté le conseil de l'école Berthou. Elle évoque aussi la possibilité d'un déménagement sur un autre site. Une possibilité qui n'effraie pas Sylvain Pelletreau, le vice-président d'Espérance Banlieue Reims. "Pour nous, le principal, c'est l'école et le bien-être des enfants. Les bâtiments, c'est accessoire, assène-t-il. Nous n'avons pas vocation a créer du scandale, mais à nous occuper d'enfants. C'est le coeur de notre projet, très loin des discussions périphériques"

Au moins deux enfants de plus à la rentrée prochaine

Dans le quartier Wilson, le cours Colibri est la première école d'Espérance Banlieues dans le Grand Est. Pour cette année scolaire, elle accueillait sept élèves, dans cette école privée hors contrat aux valeurs traditionnelles, avec port d'uniforme obligatoire, lever du drapeau et Marseillaise tous les matins. Pour l'année 2019-2020, alors que les inscriptions sont encore ouvertes, l'école a déjà quatre inscriptions supplémentaires, alors que deux élèves de CM2 vont quitter le Cours Colibri pour passer au collège. "Nous sommes assez heureux, voir touchés, reprend Sylvain Pelletreau. Nous avons des enfants qui sont heureux d'aller à l'école. L'avenir au Colibri, c'est la confiance que nous font les parents et les enfants. D'avancer progressivement au gré de leurs besoins.". Même avec cette incertitude de locaux, la direction du Cours Colibri est donc déterminée à poursuivre son aventure rémoise. 

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