Société

Reims : un accord trouvé pour sauver le projet aqualudique sur le site du Sernam

Par Sylvie Bassal, France Bleu Champagne-Ardenne jeudi 10 novembre 2016 à 10:40

Le projet de la ville de Reims sur l'ancien site du Sernam
Le projet de la ville de Reims sur l'ancien site du Sernam - Agence François Leclercq

La ville de Reims est donc en passe de sauver son projet de complexe avec piscine patinoire et salle de spectacles sur l'ancien site du Sernam. Un accord a été trouvé avec la société CFA Nord qui contestait en justice le droit de propriété de la ville. Il devra être encore homologué par le tribunal.

France Bleu le révélait en juillet dernier :le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne venait de rendre un jugement avant-dire-droit qui mettait en péril le projet de complexe aqualudique de la ville de Reims sur l' ancien site Sernam. Une société immobilière (Société Reims République Développement / CFA Nord) contestant la régularité du droit de propriété de la ville de Reims exercé sur ce terrain de 6,7 hectares.

Lors de l' audience ,le 29 juin 2016, le rapporteur public avait effectivement conclu à l'illégalité du droit de priorité (qui aurait du être actionné par Reims Métropole). Les juges ajoutant la possibilité aux parties de conclure une transaction en vue de réparer "les préjudices que la décision illégale a pu lui causer".

Il y aura bien indemnisation versée par la ville

Compte tenu de l'incertitude qui pesait sur l'issue judiciaire du dossier et sa durée, la ville de Reims et la société ont travaillé sur un projet d' accord transactionnel qui sera soumis lundi 14 novembre au vote des élus du conseil municipal. Il devra ensuite être homologué par le tribunal administratif.

Reims ne pourrait espérer mieux et les négociations ont du être serrées. La ville de Reims concéderait à indemniser la société à hauteur de 2,3 millions d'euros et à réserver une portion de terrain au groupe immobilier. Un peu plus de 6000 mètres carrés sur la partie la moins intéressante et la moins visible du site. C'est seulement 1/10e de la surface totale du terrain.

En contre partie , toutes les actions en justice seront bien éteintes. Dans un communiqué, la ville de Reims constate que cet accord transactionnel préserve au mieux les intérêts financiers de la collectivité et permet la poursuite du projet en toute sécurité ".

La facture commence à s' alourdir.

Regret du chef de file de l'opposition rémoise Eric Quénard qui fait les comptes : "Depuis 2014, la ville a dépensé 24 millions d' euros pour acheter le terrain, 1 million pour la démolition des bâtiments et maintenant cette indemnisation". Un projet qu'il estime disproportionné et coûteux.

Arnaud Robinet espère quant à lui tenir sa promesse et plonger dans la piscine avant la fin de son mandat.

Le projet architectural sera présenté en janvier 2017.