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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : la discothèque La Guinguette à Gilou de Valentigney en mode survie

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

La Relance éco donne la parole au monde de la nuit du nord Franche-Comté. Les discothèques ne pourront pas rouvrir avant septembre à cause de la crise sanitaire. A Valentigney, le patron de La Guinguette à Gilou, une boîte de nuit qui fait aussi restaurant lance un cri d'alarme.

 Malgré la réouverture de son restaurant le 2 juin, la Guinguette à Gilou à Valentigney ne s'en sort plus financièrement
Malgré la réouverture de son restaurant le 2 juin, la Guinguette à Gilou à Valentigney ne s'en sort plus financièrement - Gilles Grenier-Falconi

Le monde de la nuit est en sommeil. Les discothèques ne pourront pas rouvrir avant septembre, si tout va bien. Les gérants de ces établissements payent donc le prix fort du coronavirus. Gilles Grenier-Falconi qui tient "la Guinguette à Gilou" à Valentigney, une boîte de nuit qui fait aussi restaurant est au bord du précipice. Celui que l'on surnomme Gilou lance un cri d'alarme.

Vous lancez un appel au secours. Votre établissement est en danger de mort, pourquoi ?

C'est un ras-le-bol total. C'est exagéré de nous pénaliser, de ne pas danser quand on voit tout ce qui se passe à l'extérieur. On m'a empêché de travailler en mars alors qu'on était en pleine croissance. On nous pénalise. On ne nous donne pas les 1 500 euros d'aides parce qu'on a trop travaillé avant. J'ai contracté un prêt de 25 000 euros qui va m'aider d'avril à août.

Aujourd'hui, vous n'y arrivez plus sur le plan financier ?

Malheureusement, oui. Quand vous donnez chaque mois un loyer de 1 800 euros, une location gérance meubles de 900 euros, 350 euros d'électricité, l'eau, les charges patronales de 700 euros. Dans ces conditions, on peut craindre que de septembre à décembre, t'es mort !

Je ne réclame que le droit de travailler !

Vous nous dites qu'avec toutes les charges que vous avez à payer par mois, vous ne pourrez pas survivre jusqu'au mois de septembre ?

Tout à fait, c'est impossible. On avait le samedi 70 personnes au restaurant et on passait après au dancing à 180 et parfois 300 personnes. Ca consommait. Les weekend avant la crise, on arrivait à se sortir 5 000 euros. Aujourd'hui, c'est plutôt moi qui les sort. Je ne réclame que le droit de travailler !

Vous comprenez aussi que les discothèques ne sont pas forcément les meilleurs endroits à fréquenter avec un virus qui circule toujours ?  

Oui, mais on peut mettre un thermomètre à disposition des clients, prendre les noms et les prénoms à l'entrée. Regardez ce qui se passe dans le métro. Les gens sont côte à côte. A Paris, il y a du monde partout, des gens organisent des soirées privées.

Vous citez l'exemple du métro, vous avez l'impression que tout le monde n'est pas logé à la même enseigne ?  

Pas du tout. Quand vous allez dans les bistrots, les gens sont les uns collés aux autres. Nous, on a une terrasse de 200 m2. Ben, le week-end, on met la musique. Les gens qui veulent bouger bougent.   

Le sort des discothèques est scellé jusqu'au mois de septembre, qu'est ce qui peut aujourd'hui vous sauver ?   

Le beau temps, la terrasse, les ventes de glace l'après-midi, du monde, mes spécialités de friture, mettre de la musique comme le dimanche après-midi. Les gens comme les anciens seront contents de sortir les weekend.    

On veut tuer le monde de la nuit !

Vous n'avez pas forcément fermer ?   

Non, pas pour le moment. Si je peux gagner encore en juillet et août une caisse d'au moins 2 000 euros, ça nous permettra de "faire" un loyer.  Nous en sommes au stade de la survie mais je pense qu'on veut tuer le monde de la nuit. Je n'ai qu'une envie : crier. Quand je vois tout ce qui se passe ailleurs ou ils sont tous accolés, ça m'énerve. Nous, on a rien !

Retrouvez la chronique “La relance éco” à 7h15 tous les jours sur France Bleu Belfort Montbéliard

France Bleu Belfort Montbéliard est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

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