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Société

Renazé : des assistantes maternelles manifestent contre un projet d'ouverture de micro-crèche

dimanche 3 décembre 2017 à 6:50 Par Fabien Burgaud, France Bleu Mayenne

Dans une commune où la natalité baisse, des assistantes maternelles ont manifesté samedi matin devant la mairie de Renazé. Elles ont déjà du mal à avoir des enfants à garder et dénoncent un projet inutile et coûteux, en discussions à la communauté de communes de Craon.

En tout, près de cinquante manifestants devant la mairie de Renazé samedi matin
En tout, près de cinquante manifestants devant la mairie de Renazé samedi matin © Radio France - Fabien Burgaud

Renazé, France

En 2020, une micro-crèche de dix places pourrait voir le jour à Renazé, commune de 2 500 habitants dans le sud-Mayenne. Mais c'est loin d'être une bonne nouvelle pour les 25 assistantes maternelles de la ville. Leur inquiétude grandit devant ce projet, à l'image d'Emmanuelle. Assistante maternelle depuis 14 ans, elle n'a plus que deux enfants à garder. "Je m'en occupe trois jours par semaine seulement et je me pose des questions sur mon avenir. J'ai quatre agréments donc l'objectif est d'avoir quatre enfants, que je puisse vivre de ma profession", souffle-t-elle.

Un projet à 248 000 euros

Car ici, personne ne semble comprendre le pourquoi du projet : à Renazé la natalité baisse. 34 bébés en 2010 et 21 en 2016. "On n'a pas tous de quoi bosser et on veut ouvrir une micro-crèche ?" s'indigne Christine. Surtout que le métier est précaire. "2020, c'est demain pour nous. Et rien ne nous garantit qu'on pourra travailler d'ici là. Les parents peuvent casser un contrat à tout moment", explique Carole.

Selon la communauté de communes, et son président Patrick Gaultier, le projet est "d'intérêt général". "Des parents sont venus nous demander des accueils collectifs, explique-t-il alors qu'une maison d'assistante maternelle existe à Renazé. Et puis ça va dynamiser la commune : ça fera venir les familles", espère-t-il. Pas du goût des manifestantes. "Ils prennent le problème à l'envers. Les lotissements ne se remplissent pas, les entreprises ne se pressent pas pour venir", peut-on entendre.

Le projet de micro-crèche coûterait 248 000 euros et sera vraisemblablement voté lors d'un débat d'orientation budgétaire début 2018. En outre, une autre micro-crèche sera livrée en 2020 à Cossé-le-Vivien. "Là, il y a même des listes d'attente pour y aller", se satisfait Patrick Gaultier.