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Rendre hommage aux anciens soldats africains : le combat de la députée de Seine-Maritime Sira Sylla

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Le ministère des Armées a remis à plusieurs parlementaires un livret contenant cent biographies d'anciens combattants africains afin de faire connaître ces soldats qui ont participé à la Libération de la France. La députée de Seine-Maritime Sira Sylla est particulièrement investie sur le sujet.

Sira Sylla fait partie des parlementaires à qui le ministère des Armées a remis les livrets.
Sira Sylla fait partie des parlementaires à qui le ministère des Armées a remis les livrets.

Ould Mohamed Ouafi Ouafi et Max Guedj. Peu de rues et de places portent ces noms et pourtant, ils font partie des soldats ayant participé à la Libération. Des milliers de combattants africains se sont battus pour la France et mettre fin à la Seconde guerre mondiale mais sont aujourd'hui tombés dans l'oubli

La députée de Seine-Maritime, Sira Sylla, milite pour leur reconnaissance. Elle et plusieurs parlementaires de la commission de la Défense et des Forces armées et de celle des Affaires étrangères ont reçu un livret intitulé "Aux combattants d'Afrique la France reconnaissante" de la part du ministère des Armées. Il contient 100 noms et biographies de soldats. La mission des députés et sénateurs est de faire connaître et d'inciter les maires à intituler des rues ou des places avec ces noms de combattants africains.

"Ce sont des combattants africains, qui pour certains, n'avaient jamais mis les pieds en France, qui sont venus libérer la France et qui sont morts. Ce livre regroupe 100 fiches biographiques que les maires pourront utiliser", explique la députée.

Au lieu de vouloir déboulonner des statues, honorons la mémoire des anciens combattants africains. Ne dénommons pas des rues mais nommons des rues en hommage à ces combattants africains.

Depuis l'appel d'Emmanuel Macron lors du 75e anniversaire du Débarquement de Provence de nommer des rues et places en hommage aux anciens combattants africains de l'armée française, Sira Sylla se mobilise en sollicitant des élus locaux et en participant à plusieurs réunions. "J’ai pu voir que les Français, d’origine africaine ou non, ne connaissent pas l'histoire. Je pense que faire ce travail de mémoire permettra de réconcilier les Français. Beaucoup de ceux qui ont une origine africaine ont un besoin de reconnaissance, plaide cette avocate de formation. La France et l'Afrique ont une histoire et des valeurs communes. Au lieu de vouloir déboulonner des statues, honorons la mémoire des anciens combattants africains. Ne dénommons pas des rues mais nommons des rues en hommage à ces combattants africains."

Bandol, dans le Var, a été la première commune à répondre à l’appel d’Emmanuel Macron. 

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Tant que la France ne regardera pas son histoire en face, bien sûr que la société française restera fracturée.

Mais donner des noms à des places et des rues ne suffira pas. C'est tout un travail d'éducation qui est à faire d’après Sira Sylla. "Lors de la mort de Georges Floyd aux États-Unis, on a fait le parallèle avec la France alors que ce sont deux histoires différentes. Je pense que dès le plus jeune âge, il faut expliquer l'histoire de la France. Elle est glorieuse avec les anciens combattants mais aussi douloureuse lorsque l'on parle de colonisation. Au lieu de vouloir déboulonner les statues, comme celle de Colbert, il faut expliquer ce qu'il a fait de bien et de pas bien. Il ne faut pas effacer l'histoire. Il faut l'expliquer, la raconter et c'est ça qui nous permettra de vivre ensemble. Tant que la France ne regardera pas son histoire en face, bien sûr que la société française restera fracturée."

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