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Société

Rennes : évacuation en vue pour le squat d'Estrémadure et ses 95 occupants

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Par , France Bleu Armorique

Depuis près de six mois une centaine de réfugiés ou demandeurs d'asile occupent un immeuble dans le quartier du Blosne. Le bailleur social Archipel Habitat propriétaire des lieux demande l’évacuation du squat pour en faire un centre d’hébergement d'urgence.

Les habitants se sont réunis en fin de journée pour faire le point sur la situation.
Les habitants se sont réunis en fin de journée pour faire le point sur la situation. © Radio France - Benjamin Fontaine

Rennes, France

Ils savaient que ça devait arriver. Les militants du "Groupe Logement du 14 octobre" n'ont pas été surpris d'apprendre ce mardi 2 avril la venue d'un huissier au numéro 4 de l'allée d'Estrémadure à Rennes dans le quartier du Blosne.

Les travaux doivent démarrer

Depuis le 17 octobre, cet immeuble de quatre étages est occupé par une centaine de personnes en situation irrégulière (demandeurs d'asiles ou réfugiés). Il s'agit en majorité d'hommes seuls venus d'Albanie, de Géorgie, de Somalie ou encore d'Afghanistan. "Il reste aussi quatre familles dont une dont la maman est sur le point d'accoucher," souligne un membre du collectif de soutien aux habitants.

Ces cinq derniers mois, trois conventions ont été passées avec le bailleur social Archipel Habitat, propriétaire des murs et l'association "Habitat et Humanisme" pour permettre de maintenir ces personnes dans l'immeuble en attendant une prise en charge par l'Etat. La ville de Rennes a pris à son compte le paiement des énergies. La dernière convention est arrivée à son terme le 31 mars. "Nous avons accepté de reconduire les conventions le temps de démarrer les travaux et de laisser au collectif la possibilité de trouver des solutions. Nous sommes au bout de l'exercice," explique Cécile Belard du Plantys, directrice générale de Archipel Habitat. 

Un préjudice de 8.000 euros par mois pour le bailleur social

Cet immeuble a vocation à devenir un centre d'hébergement d'urgence pouvant accueillir une centaine de personnes. "Il va falloir quatre à cinq mois de travaux et il est temps de les démarrer," ajoute Cécile Bélard du Plantys. Sans compter que cette occupation coûte chaque mois près de 8.000 euros au bailleur. "Nous tenons à rappeler que nous ne fonctionnons pas grâce aux subventions mais grâce à nos locataires qui sont pour beaucoup d'entre eux dans une grande situation de précarité."

Ce mardi, un huissier est venu au petit matin pour demander aux habitants de quitter les lieux. Il est repassé en début d'après-midi pour constater que personne n'était parti. "Ça a créé une certaine peur chez les occupants. Ils n'ont pas envie de retourner à la rue. Il faut arrêter d'opposer des gens en précarité avec ces réfugiés. Tout le monde a le droit à la dignité et l'Etat doit assumer ses responsabilités," confie Camille, membre du collectif de soutien. 

Dans l'attente d'une audience en référé

Le "Groupe Logement du 14 octobre" va maintenant organiser la riposte juridique en attendant une date de l'audience en référé qui doit avoir lieu dans les prochains jours devant le tribunal d'instance. C'est à la suite de cette audience que le juge ordonnera ou non l'évacuation du squat.

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