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Société

Rennes : Extinction Rébellion réussit son pari, mais qui sont ses militants ?

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Le mouvement écologiste Extinction Rébellion a perturbé la circulation dans le centre-ville de Rennes pendant toute une journée ce lundi 9 septembre. L'occasion pour les militants d'interpeller les automobilistes et les passants et de faire connaître leurs revendications.

Les militants ont répété avant leur grand mouvement prévu le 7 octobre.
Les militants ont répété avant leur grand mouvement prévu le 7 octobre. © Radio France - Benjamin Fontaine

Rennes, France

Ils ont gagné. Ce lundi 9 septembre, les militants du mouvement écologiste Extinction Rébellion ont occupé la place de Bretagne de Rennes pendant 11 heures. Il s'agit de la plus longue action de blocage en France.

Tout a commencé vers 8h avec le déploiement d'une première banderole sur le boulevard de la Liberté. Une petite centaine de militants a ensuite bloqué l'accès au mail François Mitterrand créant une petite pagaille sur la place. Très vite, le trafic s'est densifié. L'occasion pour les militants d'aller à la rencontre des automobilistes avec quelques gâteaux à la main. "Ici chacun a un rôle et nous avons des peace-keeper, des gardiens de la paix pour aller dialoguer dans le calme avec les gens et pour faire de la médiation en cas de souci," explique Alex, un militant chargé des contacts avec la presse.

Le contact n'est pas toujours facile à établir avec les automobilistes. Certains n'ouvrent même pas la vitre, d'autres sont insultants, voire violents mais quand le dialogue s'installe, les conducteurs sont plutôt réceptifs. "Je comprends leur combat, il y a un vrai problème mais est-ce qu'il faut embêter les gens qui vont au travail ? Je ne sais pas," confie Guillaume. 

"On a laissé passer trop de temps" - Tian, militant

La plupart des passants ne connaissent pas encore le jeune mouvement né en Grande-Bretagne il y a un an et très actif en Bretagne depuis seulement quelques mois. La manifestation de ce lundi 9 septembre a permis de mettre des visages sur les membres du collectif. On y trouve surtout des jeunes de 25 à 30 ans, étudiants ou salariés. Quelques quadragénaires, des quinquagénaires grossissent aussi les rangs. "Il y a une urgence climatique et on a le sentiment que nos politiques ne font rien du tout. Il faut une mobilisation générale, des actions, c'est fini les beaux discours," alerte cette jeune de 27 ans qui souhaite rester anonyme.

"Ce qui m'a plu chez XR (l'autre nom de Extinction Rébellion) c'est le mode de gouvernance. Il n'y a pas de chef, chacun peut jouer un rôle. Il y aussi le caractère non-violent. Sans la violence on peut aller loin," confie ce retraité de la marine marchande passé par Greenpeace. "Moi j'ai milité dans les années 80 contre le racisme mais ce mouvement c'est celui que j'attendais. On n'a pas assez parlé d’écologie. On a laissé passer trop de temps," ajoute Tian, artiste de 54 ans, venu spécialement du Mans.

Une répétition avant le grand mouvement du 7 octobre

Dans le groupe on trouve aussi des "gilets jaunes" qui ont connu les blocages des ronds-points et des sympathisants comme Panchoa, 38 ans, opticien au chômage. "J'ai adhéré à la cause mais sans jamais participer à aucune action des gilets jaunes. Je n'ai pas aimé la tournure des événements. Ce qui me plait c'est l'aspect écologique et le fait que tout se passe dans le rassemblement et pas dans la division."

Les militants ont levé le camp vers 19h avec le sentiment du devoir accompli. Ils espèrent avoir su porter leur message et avoir convaincu de futurs membres qui les aideront peut-être à relever un nouveau défi : bloquer Paris à partir du 7 octobre. Un grand mouvement est lancé dans plusieurs dizaines de capitales du monde.

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