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Société

Rennes : faute d'hébergement, un cinquantaine de demandeurs d'asile campent aux Gayeulles

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Par , France Bleu Armorique

Depuis près d'un mois, des demandeurs d'asile campent dans des tentes dans le parc des Gayeulles, au nord de Rennes. Faute de pouvoir obtenir un accueil auprès du 115, ces sans papiers doivent vivre dans des conditions précaires.

Les sans papiers vivent dans leur tente depuis près d'un mois pour certains.
Les sans papiers vivent dans leur tente depuis près d'un mois pour certains. © Radio France - Benjamin Fontaine

Rennes, France

"La mairie vient de nous demander de changer de lieu. Il parait que nous gênons les gens qui vivent au camping à côté. Il va falloir rassembler vos affaires." Vendredi 2 août, il est 11h30, Camille apporte une mauvaise nouvelle à la petite cinquantaine de sans papiers installée dans le parc des Gayeulles depuis près d'un mois. Il faut une nouvelle fois déménager.

Les clients du camping municipal dérangés par leurs voisins

Depuis le 9 juillet, ces demandeurs d'asiles vivent dans des tentes installées dans le parc. "Il y avait cinq ou six tentes au démarrage et depuis il y en a quasiment une trentaine" explique Camille, bénévole qui leur vient régulièrement en aide. Le premier campement a dû déménager pour se rapprocher du camping municipal et de ses sanitaires. "Les tentes étaient proches de la route et les gens avaient besoin de se doucher ou d'aller aux toilettes." Sauf que des clients auraient vu d'un mauvais œil la présence des tentes et les allers-retours de leurs occupants près de leur propre campement.

La mairie ouvre les sanitaires du stade de rugby

Ce vendredi 2 août, la mairie de Rennes, a donc décidé d'ouvrir les sanitaires du stade de rugby. Un peu dépités, Géorgiens, Albanais, Guinéens ou Congolais ont une nouvelle fois rassemblé leurs affaires. Pour Ronaldo, Albanais de 21 ans, le rangement est vite fait. "Je n'ai que ma tente, quelques vêtements qui sèchent dessus et les cartons qui sont là," confie le jeune homme présent sur le campement avec ses parents. Sa famille a fui son pays à cause des menaces qui pesaient sur elle. "Je ne veux pas en dire plus. Ce que je veux aujourd'hui, c'est obtenir un statut et des papiers pour peut-être démarrer des études, mais au lieu de ça je dois vivre dans une tente car il n'y a pas de place pour nous en hébergement."

Le 115 ne propose plus de solutions

Depuis le début du mois, le 115 en charge de l'hébergement d'urgence ne propose plus de solution aux demandeurs d'asile."Ils disent qu'il n'y a plus de place," explique John, un Congolais en France depuis trois mois. "C'est dramatique d'agir ainsi, ils veulent décourager les gens et les forcer à rentrer chez eux," ajoute Camille. "Ici il y a des personnes diabétiques, opérées du cœur. Ces gens vivent dans une tente, ils ont connu la canicule puis la pluie, ce n'est pas humain."

Pour autant, ces conditions précaires ne découragent pas les nouveaux réfugiés qui arrivent sur le campement. Ils étaient à peine une dizaine il y a un mois, ils sont désormais une cinquantaine. L’évacuation du squat d'Estrémadure pourrait pousser de nouvelles familles à venir installer une tente aux Gayeulles.

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