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Société

Rennes : l'indignation des parents de l'école du Contour Saint-Aubin après l'expulsion d'une élève de huit ans

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Une centaine de parents d'élèves de l'école du Contour Saint-Aubin à Rennes se sont réuni mercredi 09 octobre à 08h00 pour former une chaîne humaine. Une action symbolique pour montrer leur indignation après l'expulsion en Géorgie d'une élève de huit ans vendredi 4 octobre dernier.

Parents et élèves de l'école ont formé une chaîne humaine solidaire devant l'établissement scolaire
Parents et élèves de l'école ont formé une chaîne humaine solidaire devant l'établissement scolaire © Radio France - Maxime Bossonney

Rennes, France

Chacun arrive de son côté, avec des sacs, des cordelettes, des pinces à linge, pour accrocher les dessins des enfants sur les murs de l'école. Une enceinte et un micro sont installés, le café est chaud. Les parents ne font pas qu’emmener leurs enfants à l'école, comme d'habitude, ce mercredi 9 octobre au matin ; ils se mobilisent, solidaires envers Mariam, élève de l'école, âgée de 8 ans, expulsée vendredi 4 octobre vers la Géorgie depuis l’aéroport de Rennes, avec 5 autres familles.

Les parents sont choqués et très émus par l'expulsion de la petite Mariam - Radio France
Les parents sont choqués et très émus par l'expulsion de la petite Mariam © Radio France - Maxime Bossonney

Une mobilisation presque improvisée, mais très émouvante. Une chaîne humaine est formée devant le portail pour défendre cette école qui est devenue pour l'occasion "Zone d'enfance protégée" : _"Il faut arrêter les expulsions dans les établissements scolaires "affirme Jean-Paul, un parent d'élèves. "La menace elle est pour les enfants expulsés, mais aussi pour nos enfants qui ne comprennent pas que de telles décisions soient prises"._

Elle n'a pas pu dire au revoir à ses copines

L'incompréhension. C'est le mot qui règne chez les parents, mais aussi chez les élèves. Pour exprimer leur émotion, les enfants dessinent, écrivent des messages avec leurs propres mots candides. Des dessins exposés et affichés sur le portail de l'école. On peut y lire : "Tu es ma meilleure amie", "Revient, je t'aime beaucoup". "Comment expliquer à sa fille de huit ans que sa meilleure amie a été emmenée par des policiers, dans un avion, sans dire au revoir à ses copines ?" s'interroge une maman, les larmes aux yeux.

Les dessins expriment la tristesse des élèves - Radio France
Les dessins expriment la tristesse des élèves © Radio France - Maxime Bossonney
Les dessins ont été accrochés sur le mur et le portail de l'école - Radio France
Les dessins ont été accrochés sur le mur et le portail de l'école © Radio France - Maxime Bossonney

Surtout que la petite fille était très bien intégrée. Elle participait aux fêtes d’anniversaire, aux sorties scolaires. Désormais elle vit en Géorgie dans la peur de la mafia. "Aujourd'hui elle est confinée en Géorgie, sa mère à peur de la scolariser, elle s'est même teinte les cheveux" explique Aveline, une parent-d'élèves qui a régulièrement des nouvelles de Mariam et de ses parents.

Les associations et collectifs de soutien aux sans-papiers se réunissent aussi ce mercredi 09 octobre à 14h00 devant la préfecture Beauregard, en attendant la décision de la  Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA) qui doit statuer sur le cas de la famille de Mariam ce mercredi. 

C'est en tout 5 familles géorgiennes qui ont été expulsées un peu partout en Bretagne - Radio France
C'est en tout 5 familles géorgiennes qui ont été expulsées un peu partout en Bretagne © Radio France - Maxime Bossonney
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