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CARTE - Canicule : neuf départements en vigilance rouge, 53 en orange

Rennes : La Poste sanctionne des salariés qui avaient exercé leur droit de retrait pendant le confinement

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu

Pendant le confinement, des salariés de la plateforme colis du Rheu près de Rennes (Ille-et-Vilaine) ont exercé leur droit de retrait, estimant que les règles sanitaires n'étaient pas respectées. La Poste vient de retenir trois jours de salaire à plusieurs d'entre eux.

Cinq salariés travaillant sur la plateforme du Rheu ont été sanctionnés.(illustration)
Cinq salariés travaillant sur la plateforme du Rheu ont été sanctionnés.(illustration) © Maxppp - Maxppp

"C'est tout simplement minable comme comportement." Serge Bourgin, le secrétaire départemental adjoint du syndicat Sud-PTT d'Ille-et-Vilaine est en colère contre son entreprise. Il y a quelques jours, cinq salariés travaillant sur la plateforme colis du Rheu près de Rennes (Ille-et-Vilaine) ont remarqué une retenue de trois jours de salaire sur leur paie du mois de juillet."Cela représente à peu près 250 euros."

"Nous avons demandé des explications à La Poste et nous les attendons toujours, mais nous savons déjà que cela correspond à trois jours durant lesquels ces cinq salariés ont exercé leur droit de retrait," souligne Guillaume Faligot, membre du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) sur la plateforme du Rheu. "C'est injuste et injustifié."

Un "danger imminent" signalé le 16 mars

Dès le 16 mars, Guillaume Faligot signale un "danger imminent" sur la plateforme. "Nous avions des intérimaires qui arrivaient tous les soirs et ne respectaient pas toujours les gestes barrières. Nous n'avions pas de masques. Il y avait parfois des regroupements de salariés importants. L'inspection du travail a d'ailleurs confirmé cela en mettant en demeure La Poste le 26 mars." Une dizaine de salariés de l'équipe de nuit décide alors d'exercer son droit de retrait. "Ils ne se sentaient pas en sécurité. Pire, quand certains salariés venaient sur le site avec leur masque, des chefs leur ont dit que c'était anxiogène."

D'après les membres du syndicat, la situation met du temps à s'améliorer. "Les cinq salariés qui continuaient à exercer leur droit de retrait ont donc repris le travail le 15 avril lorsqu'ils ont estimé qu'ils étaient en sécurité. Ils venaient au travail tous les soirs et repartaient en signant le registre d'hygiène et de sécurité pour prouver leur bonne foi." 

C'est abusif et scandaleux.

Les retenues de salaire effectuées par la Direction ne sont donc pas comprises. "On leur enlève du salaire comme si ils avaient exercé leur droit de grève mais ce n'est pas le cas. C'est abusif et scandaleux et nous nous réservons le droit d'aller en justice," assure Serge Bourgin. "Faire ça en plein été, trois mois après les faits, alors que les gens sont partis en congés c'est vraiment petit." 

Nous avons sollicité La Poste afin de comprendre les raisons de ces retenues de salaire. La réponse a été succincte. "L’entreprise a estimé que des droits de retraits déposés n’étaient pas justifiés et a procédé à des retenues sur salaire."

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