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Rennes : le facteur qui avait oublié son casque de vélo sanctionné par La Poste

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Par , France Bleu Armorique

Le sort de Patrick Chartier, facteur à Rennes a été tranché. Son cas était examiné en conseil de discipline le 30 janvier dernier. La Poste a décidé de lui infliger une mise à pied de 16 jours pour avoir notamment oublié son casque de vélo et du courrier dans son casier.

Un vélo de facteur stationné sur un trottoir. (Illustration)
Un vélo de facteur stationné sur un trottoir. (Illustration) © Radio France - Lionel Cariou

"Une sanction scandaleuse que nous allons combattre par tous les moyens." Voilà comment réagit le syndicat Sud PTT d'Ille-et-Vilaine après avoir pris connaissance de la décision de la direction de La Poste concernant le sort de Patrick Chartier. Un conseil de discipline s'est tenu le 30 janvier dernier à propos de son comportement. Sa direction lui reprochait entre autres d'avoir enlevé ses chaussures de sécurité sur un court laps de temps, de ne pas avoir mis son casque de vélo et d'avoir oublié des lettres dans son casier.

Pour ces gestes "d’insubordination", le directeur de la branche service courrier colis a choisi d'infliger 16 jours de mise à pied à Patrick Chartier, actuellement en arrêt maladie. Pour les syndicalistes, le postier du bureau de Rennes-Crimée fait l'objet d'un harcèlement moral de la part de sa direction. Il gênerait la réorganisation du travail voulu par La Poste. "Tout est bon afin d'accumuler des pseudo-fautes pour justifier une lourde sanction et le pousser à péter les plombs". 

Une sanction inhumaine

"Me voici condamné à une grosse amende de 800 euros, la moitié de mon salaire déjà misérable après plus de 35 ans d'ancienneté. C'est une sanction inhumaine," réagit Patrick Chartier. 

"Pour couronner le tout, deux représentants de La Poste qui siégaient en conseil de discipline font l'objet de poursuites pour infractions à la légilisation du travail. Quelle légitimité peuvent-ils avoir pour juger un facteur ?" s'indigne Sud PTT. La Direction de La Poste indique que ces informations sont erronées. "Aucune poursuite n’est engagée contre un ou plusieurs représentant(s) de La Poste, membres du conseil de discipline."

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