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Société

Rennes : le squat des migrants s’aménage pour l'hiver

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Par , France Bleu Armorique

Situé rue des Veyettes à Rennes, ce bâtiment industriel a été réquisitionné le 14 septembre dernier par les associations pour accueillir les migrants du camp des Gayeulles. Une solution provisoire au départ, mais des aménagements sont en cours pour installer plus durablement les migrants.

Plus de 200 personnes vivent actuellement dans l'entrepôt, dont 50 enfants
Plus de 200 personnes vivent actuellement dans l'entrepôt, dont 50 enfants © Radio France - Maxime Bossonney

Rennes, France

Le linge accroché aux fenêtres de l'entrepôt est un premier indice. Les grilles de ce bâtiment situé rue des Veyettes sont toujours ouvertes, pour faciliter le transport de matériel ; eau, nourriture, courses. Pour indiquer également que le lieu est ouvert à tous.

L'entrepôt fait près de 9000 m2 - Radio France
L'entrepôt fait près de 9000 m2 © Radio France - Maxime Bossonney

Il y a encore de l'espace dans cet entrepôt de 9000 m2, composé de quatre hangars et d'un étage. 200 personnes y vivent. 50 enfants. La plupart viennent du parc des Gayeulles, où des centaines de migrants vivent encore, dehors. Le campement s'est vidé après une opération de police, afin de contrôler l'identité des personnes présentes, le 12 septembre dernier. Au vu de l'afflux massif de familles qui ont quitté le camp après cette date, les associations et collectifs, comme "Action logement du 14.09" ont décidé de réquisitionner ce grand bâtiment d'une zone industrielle du sud-est de Rennes, avec l’accord du propriétaire des lieux.

Les migrants seront au sec pour l'hiver - Radio France
Les migrants seront au sec pour l'hiver © Radio France - Maxime Bossonney

Un refuge pour la saison hivernale

"C’était une bonne solution de repli" explique Flavien Birot, membre du collectif. "La situation devenait déplorable, au moins ici il y a un toit, de l'eau, de l’électricité du chauffage".

Les tentes sont alignées les unes après les autres dans ces grands hangars. Dans les anciens bureaux, au premier étage, il y a des matelas, séparés par quelques cloisons. "Les gens ne dorment plus et ne mangent plus dans la boue. Ils pourront passer l'hiver au chaud" souligne Flavien. Il y a même un espace de jeux pour les enfants.

Le collectif a commencé à fournir du bois, et des palettes, afin de construire des cabanons, histoire de garantir plus d'intimité. Mais bénévoles et migrants ont besoin de plus de matériels, et d'outils de bricolage.

Le collectif a besoin de bois pour la construction de cabanons - Radio France
Le collectif a besoin de bois pour la construction de cabanons © Radio France - Maxime Bossonney

Norbert lui, a trouvé refuge pour lui et sa famille dans un petit local exigu. Lui, sa femme, ses trois filles, vivent tous agglutinés dans quelques mètres carrés. Cet Angolais estime qu'il "n'a pas vraiment le choix", mais déplore les problèmes d'hygiène ; "je ne laisse pas mes filles aller seules aux toilettes, mais les associations font tout leur possible pour qu'on soit traité comme des êtres humains." Surtout que Norbert et son épouse ont besoin de plus de confort, elle doit accoucher dans les prochaines heures.

"Maintenant ça va mieux"

Alors forcément il y a quelques soucis d'organisations, quelques tensions. Certains sont déjà bien installés depuis deux semaines, d'autres déplient leur tente, bloquant parfois le passage, piétinant sur le pré carré des "anciens" du squat. Mais tous sont heureux d'avoir enfin quatre murs et un toit.

C'est le cas de Giselle, qui passe beaucoup de temps à courir après sa fille qui joue avec une autre enfant du squat. Cette Ivoirienne a elle aussi vécue au camp des Gayeulles. "Je suis ravie de voir ma fille heureuse maintenant" dit-elle. "Elle était tombée malade, ne mangeait pas assez, c'était très difficile. Maintenant ça va mieux, elle a tout ce qu'il faut".

Le premier étage aussi a été réquisitionné - Radio France
Le premier étage aussi a été réquisitionné © Radio France - Maxime Bossonney

Les associations demandent plus de logements à Rennes pour les demandeurs d'asile. Il y a actuellement 1600 places d'hébergements en Ille-et-Vilaine, 181 supplémentaires d'ici la fin de l'année 2019.

La préfète Michèle Kirry assure dans un communiqué rechercher des solutions dignes, raisonnables et conformes à la loi pour chacun, à l’approche de l’hiver. Le collectif "Action logement du 14.09" en appelle à la mobilisation des citoyens, avec une manifestation samedi 28 septembre à Rennes.

Le reportage avec les migrants dans le nouveau squat de Rennes

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