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EN IMAGES. À Rennes, près de 700 teufeurs rejoignent la manifestation contre la loi "sécurité globale"

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Par , France Bleu Armorique

Un millier de personnes se sont rassemblées samedi 16 janvier contre la loi "sécurité globale" à Rennes (Ille-et-Vilaine), dont plus de 700 teufeurs venus en soutien aux organisateurs de la rave-party de Lieuron. La manifestation s'est terminée dans une ambiance festive, sans débordements.

Les teufeurs manifestaient en soutien aux mis en examen suite à la rave-party de Lieuron.
Les teufeurs manifestaient en soutien aux mis en examen suite à la rave-party de Lieuron. © Radio France - Maxime Glorieux

Les basses des trois systèmes sons ont résonné tout autour de l'esplanade Charles-de-Gaulle à Rennes (Ille-et-Vilaine). Plus de 700 teufeurs se sont joints à la manifestation contre la loi "sécurité globale", samedi 16 janvier. 

Un millier de manifestants

À l'origine, le rassemblement, déclaré, devait être une marche depuis la place de la République mais la préfecture en a décidé autrement, pour éviter les débordements. Un millier de personnes se sont donc retrouvées pour un rassemblement statique. 

La loi "sécurité globale" a été adoptée par l'Assemblée nationale et doit désormais arriver au Sénat en mars.
La loi "sécurité globale" a été adoptée par l'Assemblée nationale et doit désormais arriver au Sénat en mars. © Radio France - Maxime Glorieux

"Sécurité globale, impunité totale", peut-on lire sur une banderole pour ce quatrième samedi de manifestation contre la loi qui encadre, entre autres, l'utilisation de la vidéo-surveillance par drones ou encore la diffusion d'images de forces de l'ordre.

Pour Martine, c'est un ras-le-bol général : "C'est une colère pour tout. La loi "sécurité globale", c'est la surveillance, on nous enlève toutes nos libertés. Je m'inquiète beaucoup pour l'avenir de mes enfants", lance cette mère de famille rennaise. 

Alors que les prises de paroles s'enchaînent, Martine scrute au loin les teufeurs, à l'autre bout de la place. Ils sont trois fois plus nombreux à manifester pour la culture à l'appel des comités de soutien aux mis en examen de la rave-party de Lieuron (Ille-et-Vilaine). "Je trouve ça dommage qu'on ne soit pas réunis, car c'est toujours la question de la liberté". 

Une convergence des luttes

Une heure et demi plus tard, les deux mouvements ont physiquement convergé, ce que salue Damien : "Les jeunes ont voulu se lâcher après cette année compliquée et une répression extrêmement violente s'est abattue sur eux donc je comprends qu'ils soient là."  

Les teufeurs étaient trois fois plus nombreux que les manifestants contre la loi "sécurité globale".
Les teufeurs étaient trois fois plus nombreux que les manifestants contre la loi "sécurité globale". © Radio France - Maxime Glorieux

Du côté des teufeurs, on s'accorde sur cette convergence des luttes, tout en alertant sur les difficultés de la jeunesse. "Notre mouvement se lie à la loi de sécurité globale mais je pense qu'on est plutôt sur la liberté de la culture et de l'expression, analyse un membre des comités de soutien aux organisateurs de la rave-party de Lieuron. Pour ma part, je travaille dans l'événementiel et ça fait un an que mon métier n'existe plus..." 

Une semaine plus tôt, le samedi 9 janvier, près de 200 policiers étaient déployés place de la République suite à l'interdiction d'un rassemblement suite à la rave-party de Lieuron. "Ce n'était pas forcément une histoire de présence policière, c'était une surtout une histoire d'organisation : des têtes brûlées ont voulu réagir à chaud sans prendre le temps de réaliser un événement bien organisé, ça a joué contre nous. Les réactions à chaud n'ont jamais bien fonctionné. Aujourd'hui, on essaie plutôt d'entrer dans la discussion", assure ce Rennais qui souhaite rester anonyme.

Pas de débordement

Le rassemblement s'est terminé dans une ambiance festive, vers 16h30, soit une heure et demi avant l'instauration du couvre-feu à 18 heures. Il n'y a pas eu de débordements. La manifestation contre la loi "sécurité globale" était organisée à l'initiative de nombreuses organisations : des syndicats, la Ligue des droits de l'Homme, Amnesty International, l'Union des clubs de la presse, Attac ainsi que des partis politiques.

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