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VIDÉOS. À Rennes, plus de 1.500 personnes rassemblées pour plusieurs manifestations agitées

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Par , France Bleu Armorique

Quatre manifestations se sont succédées samedi 30 janvier esplanade De-Gaulle à Rennes, sans converger : contre la loi sécurité globale, à l'appel des syndicats mais aussi en soutien aux interpellés suite à la rave-party de Lieuron ainsi que les soutiens de la Manif pour tous et leurs opposants.

Le face-à-face entre les soutiens de la Manif pour tous et leurs opposants s'est déroulé dans un nuage de gaz lacrymogènes et l'utilisation d'un camion à eau.
Le face-à-face entre les soutiens de la Manif pour tous et leurs opposants s'est déroulé dans un nuage de gaz lacrymogènes et l'utilisation d'un camion à eau. © Radio France - Maxime Glorieux

Ce fut une longue journée de manifestations samedi 30 janvier, esplanade Charles-de-Gaulle, à Rennes (Ille-et-Vilaine). Près de 1.500 personnes se sont succédées pour quatre manifestations différentes, qui ont fini dans un nuage de gaz lacrymogènes. 

Trois interpellations dont une pour port d'arme

Au total, il y a eu trois interpellations, dont une pour port d'arme prohibé et deux pour rébellion. Tout a commencé à 11 heures : 200 manifestants se sont rassemblés contre la loi "sécurité globale" à l'appel de syndicats et de partis politiques. 

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A l'image de Florence, de nombreux manifestants veulent inscrire le mouvement dans la durée, d'ici le passage de la loi au Sénat, en mars : "Il n'y a pas la loi de sécurité globale, d'un côté, et le reste, de l'autre côté. On a une crise profonde et le gouvernement s'apprête à réprimer, il se donne un arsenal législatif pour ça", s'inquiète cette Rennaise. 

Pas de convergence entre les teufeurs et les syndicats

Les teufeurs venus en soutien aux interpellés en lien avec la rave-party de Lieuron (Ille-et-Vilaine) n'ont cette fois pas convergé comme ils l'avaient fait le 15 janvier. Alors que les prises de paroles des syndicats s'enchaînent, une centaine de jeunes patientent à l'abri de la pluie. Robin, 19 ans, est venu en soutien aux teufeurs et en réaction au face-à-face musclé du samedi précédent, "mais ça va plus loin que ça en fait : c'est aussi le droit de faire la fête, à ne pas rester seul dans sa chambre étudiante, c'est un malaise général."

Jeanne est venue exprimer le "flou total" qu'elle ressent en ce moment. Cette jeune apprentie en restauration dit ne plus avoir d'objectif de vie.
Jeanne est venue exprimer le "flou total" qu'elle ressent en ce moment. Cette jeune apprentie en restauration dit ne plus avoir d'objectif de vie. © Radio France - Maxime Glorieux

Nous, la manifestation, on y croit pas mais c'est le seul recours qu'on a

Jeanne partage le même malaise. Elle est venue avec un ami faisant son apprentissage, comme elle, dans la restauration. Ils tiennent une pancarte "Liberté bafouée, inégalitées creusées, fraternité à démontrer". "Je me lève le matin mais je n'ai pas d'objectif sur le long terme, c'est compliqué de vivre comme ça, surtout quand on n'a pas de lien social. On a un sentiment de flou total ! On aimerait seulement savoir ce qu'on va faire dans un mois. J'ai des amis qui ont fait des tentatives de suicide mais ils n'ont pas envie de manifester, ils en ont juste marre mais ils ne savent pas quoi faire. Nous, la manifestation, on y croit pas mais c'est le seul recours qu'on a" 

Des camions de gendarmerie entre les deux manifestations

Deux heures plus tard, changement d'ambiance. Il est 14 heures et une foule dispersée de 750 jeunes, composée en partie de ceux venus dès la matinée, brave l'interdiction de la manifestation, non déclarée, des opposants à la Manif pour Tous. 

Les teufeurs, venus en soutien aux personnes interpellées lors des mobilisations en lien avec la rave-party de Lieuron, se sont glissés avec les manifestants contre la Manif pour tous.
Les teufeurs, venus en soutien aux personnes interpellées lors des mobilisations en lien avec la rave-party de Lieuron, se sont glissés avec les manifestants contre la Manif pour tous. © Radio France - Maxime Glorieux

Face aux jets d'eau et de gaz lacrymogènes successifs, Amandine est équipée. "On n'a pas le choix parce que si on veut juste s'opposer à ces discours haineux, si j'arrive à rester là depuis une heure, c'est parce que j'ai des lunettes et un masque sinon je ne pourrais pas", glisse cette jeune Rennaise qui se mobilise depuis 2013 contre la Manif pour tous. 

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Derrière la dizaine de camions de gendarmerie mobile, une centaine de personnes entourent un camion. Drapeau vert à la main sur lequel on peut lire "Liberté, Egalité, Paternité", ils manifestent contre le projet de loi bioéthique. Un nuage de gaz lacrymogènes, lancés par les forces de l'ordre en direction des opposants à la Manif pour tous, finissent par revenir dans le sens inverse. "Ça pique les yeux, lance Daniel, un soutien de la Manif pour tous. Mais bon, on est là pour protester contre cette loi qui veut autoriser la Procréation médicalement assistée (PMA) alors qu'on avait dit au moment du "mariage pour tous" qu'elle ne serait jamais légalisée." Ce projet de loi ouvrirait la PMA aux femmes seules et aux couples de femmes.

Des manifestations aussi à Vannes et Saint-Brieuc

En face, du côté des opposants à la Manif pour tous, le face-à-face s'est poursuivi en musique, après l'installation d'un système son, comme la semaine précédente. 

Les soutiens à la Manif pour tous ont également manifesté à Vannes (Morbihan) : il y avait 250 participants et 100 personnes venues pour une contre-manifestation. Ils étaient une centaine au total à Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), où près d'une centaine de personnes ont également manifesté contre la loi "sécurité globale".

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