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VIDÉO. À Rennes, une double manifestation pour l'emploi et contre la loi "sécurité globale"

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Près de 1500 personnes se sont rassemblées esplanade de Gaulle à Rennes (Ille-et-Vilaine), samedi 5 décembre. D'un côté, l'intersyndicale a défendu l'emploi. De l'autre, des manifestants, plus jeunes, ont répondu à un appel non déclaré contre la "sécurité globale".

Le rassemblement annuel de l'intersyndicale, déclaré, a vu s'ajouter celui, non déclaré, contre la loi "sécurité globale".
Le rassemblement annuel de l'intersyndicale, déclaré, a vu s'ajouter celui, non déclaré, contre la loi "sécurité globale". © Radio France - Maxime Glorieux

L'une était déclarée, l'autre pas. À Rennes (Ille-et-Vilaine), deux manifestations ont eu lieu samedi 5 décembre, au même moment et au même endroit, esplanade Charles-de-Gaulle. Le rendez-vous annuel de l'intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, FSE et Union pirate) était prévu à 11 heures pour l'emploi et les salaires. Des manifestants contre la loi "sécurité globale" s'y sont greffés, formant deux groupes au sein d'un ensemble en apparence homogène de 1500 personnes. 

Toutes les luttes se rassemblent - Maria, une manifestante

Comme beaucoup de manifestants, Maria ne fait pas la différence entre les deux rassemblements. "Toutes les luttes se rassemblent, explique-t-elle, une pancarte contre la loi "sécurité globale" dans la main. Notre problématique est vraiment systémique, elle vient du gouvernement et de sa façon d'agir et de faire passer des lois à coups de bulldozer."

Comme une partie des personnes présentes, Johan manifestait pour la première fois : "Je me suis décidé à sortir manifester, confie cet étudiant rennais. C'est un peu la goutte d'eau qui fait déborder le vase cette loi "sécurité globale" : on a de plus en plus l'impression que la police a tous les droits et qu'ils ne payent pas pour les bêtises qu'ils font. On doit être tous égaux devant la justice et, selon moi, ce n'est pas le cas."

Faire le lien entre la défense de l'emploi et le contexte sécuritaire

Plusieurs générations se sont côtoyées, avec des manifestants plus jeunes contre la loi "sécurité globale". Au milieu de la foule, Jean-Pierre fait également le lien entre la défense de l'emploi et le contexte sécuritaire : "Les deux questions sont liées, la jeunesse se mobilise sur des choses qui sont beaucoup plus évidentes pour elles, comme nous quand on avait leur âge... on peut dire qu'il n'y a pas de conflit de générations, les intérêts sont convergents, c'est ça qui compte !"

Les manifestants étaient cinq fois moins nombreux que le week-end précédent, contre la loi "sécurité globale".
Les manifestants étaient cinq fois moins nombreux que le week-end précédent, contre la loi "sécurité globale". © Radio France - Maxime Glorieux

On voulait que le message ne soit pas dilué et faire absolument un focus sur la précarité" - Dominique Besson-Milord, secrétaire générale de la CGT 35

Pourtant, l'intersyndicale tenait à ce que le rassemblement se concentre sur l'aspect économique. "On voulait que le message ne soit pas dilué dans d'autres messages et faire absolument un focus sur la précarité et contre les licenciements", regrette Dominique Besson-Milord, secrétaire générale de la CGT 35. Au micro, les prises de parole se sont enchaînées jusqu'à 12h30. A peine finies, une partie des manifestant ont formé un cortège contre la loi "sécurité globale" qui s'est élancé spontanément en direction du boulevard Magenta.

Un face-à-face entre la police et une partie des manifestants

Bloqué par la police, le cortège est revenu esplanade de Gaulle où la situation s'est ensuite tendue jusqu'à 14 heures. Plusieurs centaines de jeunes manifestants se sont dirigées face au centre commercial Les Trois Soleils. Des feux d'artifices et des projectiles ont été lancés, suivis par un nuage de gaz lacrymogène

"Les étudiants se retrouvent. En plus de lutter, c'est une bonne manière de faire la fête aussi..." Jérémie, un manifestant

Derrière le face-à-face avec la police, de nombreux étudiants sont restées entre amis, parfois une boisson à la main. Selon Jérémie, ces prolongations de manifestations pourraient se multiplier à l'avenir : "Les gens se retrouvent puisque tout un tas de lieux sont fermés à cause de la crise sanitaire, dont des lieux étudiants. C'est une bonne manière, en dehors de lutter, de faire la fête aussi... Il y a des gros risques que ça continue, c'est en train de bouillir tout simplement".

Les affrontements étaient moins violents que le week-end précédent, mais les syndicats ont insisté pour se désolidariser des violences. "Il y a la question de la déclaration de manifestation mais surtout celle des responsabilités, analyse Fabrice Lerestif, secrétaire général de Force Ouvrière 35. La détermination ne se mesure pas à l'aune des vitrines cassées mais à la détermination des salariés à faire valoir leurs revendications". Cette fois, il n'y a pas eu de blessé. 

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