Société

Rentrée scolaire : déjà la colère en Côte-d'Or

Par Christophe Tourné, France Bleu Bourgogne jeudi 3 septembre 2015 à 10:38

Ecole illustration
Ecole illustration © Radio France

A peine effectuée, la rentrée suscite des remous en Côte-d'Or. Parents d'élèves et syndicats montent au créneau mais pour des raisons différentes. Les premiers contre une fermeture de classe, les seconds contre la réforme des collèges.

La rentrée a comme un goût amer pour les habitants de Sussey (entre Arnay-le-Duc et Saulieu). Les parents d'élèves ont décidé de rentrer en résistance dans le regroupement pédagogique de Diancey, Censerey et Sussey. Ces trois villages se partageaient la maternelle et les cours du CP au CM2.Mais pour cette rentrée l'inspection académique a supprimé la classe de CM1 et CM2 de l'école de Sussey qui comptait 13 enfants. L'école a dû fermer. Les parents refusent cette fermeture et ont assuré eux mêmes les cours à leurs enfants mardi dernier, jour de rentrée.

L'inspection académique veut regrouper tous les enseignements d'école primaire en une classe unique à Censerey. Un poste d'enseignant supplémentaire serait attribué au RPI, mais il serait affecté à Censerey, en renfort de l'institutrice déjà présente. Les deux instituteurs se partageraient les 25 élèves et 5 niveaux.



Rentrée houleuse également du côté des syndicats

 

Pour les syndicats d'enseignants, c'est la réforme du collège qui ne passe toujours pas. Une intersyndicale a décidé de lancer une grève pour le jeudi 17 septembre prochain. Mais la SE Unsa ne s'associe pas à cette nouvelle journée d'action car il estime en effet qu'une réforme est nécessaire pour un collège plus équitable, à l'heure où de plus en plus d'élèves sont en difficulté. Parmi les changements décriés, les EPI, les Enseignements Pratiques Interdisciplinaires. En clair, on va rogner 4 heures d'enseignement traditionnel pour faire place à ces EPI. Une chance selon Elise JUANEDA, la secrétaire académique du SE-UNSA en Bourgogne qui précise que ça se pratique déjà avec succès.

 

Elise JUANEDA est donc d'accord sur le fond de la réforme mais elle précise qu'elle sera très vigilante sur la forme : il faut, dit-elle, former les professeurs et leur donner du temps pour organiser ces EPI mais sans surcharge de travail, sachant que leurs semaines sont plus proches des 50 heures que des 35 heures !