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Dossier : Coronavirus Covid-19

Réouverture des visites : les dirigeants d'EHPAD en Midi-Pyrénées saluent "une bonne chose"

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Par , France Bleu Occitanie

Le gouvernement a annoncé ce dimanche 19 avril que les visites en EHPAD pourraient à nouveau avoir lieu dès ce lundi, tout en respectant "des recommandations nouvelles". Les directeurs d'établissement en Midi-Pyrénées saluent une bonne décision.

Les gestes barrière devront être appliqués à la lettre
Les gestes barrière devront être appliqués à la lettre © Radio France - Jean-François Fernandez

"Une excellente chose", "une bonne nouvelle", "on ne pouvait pas prolonger". Les réactions en Midi-Pyrénées sont unanimes : la décision du gouvernement d'autoriser à nouveau, "sous conditions", les visites dans les EHPAD, est vue comme une bonne chose. Après plus de cinq semaines de confinement, les directeurs se disaient inquiets du moral de leurs résidents. Le retour des visites physiques "s'imposait", "on y travaillait déjà il était hors de question que ça dure trop"

Ne pas perdre le goût de vivre

"Au fur et à mesure les risques liés à la maladie Covid-19 baissaient, mais ceux liés au confinement augmentaient, ce que j'appelle le découragement, la perte du goût de vivre", raconte Pierre Roux, directeur du groupement GCSMS Palaios qui gère 4 Ehpad en Aveyron. Dans ses établissements la situation n'était "plus humainement tenable", ajoute-t-il. Le numérique ne compensait qu'une partie des visites, la mise en contact prenant du temps, le personnel étant bien plus affairé qu'à l'habitude du fait de la réorganisation (repas individuels plutôt que collectifs, activités individuelles aussi).

"Les équipes sont mobilisées mais ne peuvent pas remplacer les familles, il ne fallait pas sacrifier le physique au mental", affirme quand à lui Didier Carles, directeur d'un EHPAD à Grenade (31) et membre de l'AD-PA (association des directeurs au service des personnes âgées). L'association réclamait déjà la mise en place de ces visites depuis plusieurs semaines.

Les moyens en question

Maintenant, organiser ces visites va réclamer des moyens supplémentaires, "il faut que l'on recrute au moins une personne par établissement", dit Didier Carles, "ça doit donc s'accompagner de moyens mis à notre disposition, sans aide ce sera compliqué". D'autant que la crise a entraîné d'autres surcoûts (désinfection des locaux...)

Pierre Roux ne se fait que peu d'illusions : "évidemment qu'on va manquer de moyens, on en manquait déjà. On fera comme on peut mais j'espère que cette crise permettra de mettre en lumière la réalité dans nos établissements".

La décision d'autoriser à nouveau les visites en EHPAD a été saluée également par la députée Monique Iborra, de la majorité, elle qui est également vice-présidente de la commission des affaires sociales à l'Assemblée. "On ne pouvait pas prolonger plus que ce qu'on a fait. Il faut néanmoins que cela se fasse dans le respect des mesures de sauvegarde", préviennent d'une seule voix la députée et les directeurs d'établissements.

Le ministre de la santé, Olivier Véran, a ajouté que ce droit de visite s'appliquera « dans les mêmes conditions pour les établissements qui accueillent cette fois-ci des personnes en situation de handicap ».

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