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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les vacances des "Enfants de Tchernobyl" annulées en Franche-Comté

L'opération "les Enfants de Tchernobyl" tombe à l'eau. A cause du coronavirus, les petits russes et ukrainiens ne pourront pas passer les vacances d'été en Franche-Comté et en Alsace. Une sage décision, un crève-cœur pour les organisateurs et une grosse déception pour les familles d'accueil.

A l'été 2019, la petite Liliia (à droite sur la photo), ici en compagnie des deux enfants de sa famille d'accueil, avait passé trois semaines de vacances à Belfort
A l'été 2019, la petite Liliia (à droite sur la photo), ici en compagnie des deux enfants de sa famille d'accueil, avait passé trois semaines de vacances à Belfort - Sylvie Henry

Les petits Russes et Ukrainiens ne viendront pas cet été en France. C'est l'association "les Enfants de Tchernobyl" qui l'annonce. C'est une autre conséquence de la crise du coronavirus. 170 enfants russes et ukrainiens "victimes" des conséquences de la catastrophe nucléaire d'avril 1986 étaient concernés cet été. Pour rompre avec leur quotidien pas toujours facile, ils devaient passer trois semaines en Alsace et en Franche-Comté mais la crise sanitaire en a décidé autrement.

Certains enfants venaient depuis dix ans dans le nord Franche-Comté

Les enfants devaient être répartis dans des familles d'accueil dont une vingtaine en nord Franche-Comté. "On pense à la déception des enfants qui espéraient venir et surtout à celle des familles. Sur l'ensemble des enfants qui devaient être accueillis, il y en avait soixante qui était invités pour la première fois. Un petit accueil avait été imaginé, il y a eu des échanges de courriers. Pour tous les autres, il s'agit de famille de ré-accueil pour des enfants qui venaient depuis deux, trois et même dix ans. Vous imaginez quels liens ont pu être tissés entre ces enfants et leur famille d'accueil", explique Pierre Vernerey, secrétaire de l'association "les Enfants de Tchernobyl" et accueillant pendant plusieurs années.

Des voyages impossibles à organiser

La raison principale de cette annulation est l'impossibilité pour les enfants russes et ukrainiens de sortir de leur pays. "Prenez par exemple la frontière entre la Russie et le Bélarus. Elle n'est pas ouverte actuellement. Les enfants russes prenaient l'avion là-bas. C'était impossible d'envisager un déplacement vers la France", explique Pierre Vernerey. A ces difficultés de transport, il faut aussi ajouter les conditions sanitaires renforcées d'un pays à l'autre.

Liliia ne viendra pas à Belfort en juillet

Pour la plupart des familles d'accueil, cette annulation n'est pas une surprise. Beaucoup s'y attendait mais la déception est quand même grande à la hauteur de l'attente que la venue de ces enfants suscite chaque année. 

A Belfort, la famille de Sylvie Henry attendait le retour de Liliia, petite Ukrainienne de dix ans. Elle avait passé trois semaines dans sa maison, l'été dernier dans la cité du Lion. "J'ai deux enfants de 9 et 11 ans. Ils attendaient toute l'année. Pour ma fille, c'est difficile. Elle compte déjà les mois qui nous séparent de l'année prochaine. Quand Liliia est arrivée l'an dernier, elle était un petit peu perdue, ne connaissait personne et ne parlait pas un mot de français. Ma fille l'a tout de suite emmenée et a créé une communication avec elle. Une relation de confiance s'est installée rapidement. Certains attendent de partir chaque année au même endroit. Nous, on attendait notre petite Liliia. Cette année, on avait des projets. Elle rêve de voir la Tour Eiffel à Paris. On espérait pouvoir l'emmener. C'est tombé à l'eau. On pense énormément à Liliia, elle fait partie de notre famille ", témoigne la mère de famille belfortaine.

Liliia (au centre) avec Emile et Victoire, les deux enfants de sa famille d'accueil à Belfort. Tous devront patienter encore un an pour les retrouvailles
Liliia (au centre) avec Emile et Victoire, les deux enfants de sa famille d'accueil à Belfort. Tous devront patienter encore un an pour les retrouvailles - Sylvie Henry

En attendant de retrouver Liliia probablement l'an prochain, Sylvie et ses enfants vont correspondre avec elle. La famille va envoyer des courriers qui sont traduits dans sa langue par des interprètes de l'association "les Enfants de Tchernobyl". Les moyens de communication avec l'Ukraine sont compliqués. 

Des billets d'avion au frais de l'association  

Comptant près de 500 adhérents essentiellement issus de familles d'accueil, ce report des vacances des enfants russes et ukrainiens pénalise aussi le fonctionnement de l'association "les Enfants de Tchernobyl". Cette opération s'organise en amont et les responsables ont dû avancer des frais. L'association a déboursé près de 50.000 euros en billets d'avion pour rien. C'est elle qui paye les déplacements des enfants vers la France. Les opérations qu'elle organise, notamment à Pâques, servent à financer en partie ces frais. Mais cette année, elles n'ont pas pu se tenir à cause du coronavirus. 

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