Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

REPORTAGE - La prime à la conversion, mesure qui creuse des trous dans la trésorerie des concessionnaires mayennais

mercredi 3 octobre 2018 à 5:59 Par Germain Treille, France Bleu Mayenne

Dans le cadre de la prime à la conversion, les garagistes mayennais avancent les sous, entre 1.000 et 2.000 euros, en fonction des revenus du client et de la voiture à mettre à la casse. Mais derrière ça ne suit pas, l'Etat est à la traîne pour rembourser.

illustration casse auto
illustration casse auto

Mayenne, France

La prime à la conversion provoque la grogne des garagistes de la Mayenne. Chez un concessionnaire d'une marque asiatique à Laval, le manque à gagner est d'environ 30.000 euros. L'impact financier est encore plus considérable chez l'un de ses confrères, à Mayenne. Yves Léon possède plusieurs garages Citroën dans la région : "j'ai décidé d'avancer l'argent à tous les clients pour des raisons commerciales. Mais ça fait quand même du fric dehors et _là je suis à 300.000 euros dehors quoi!_".

Les garagistes en appellent à l'Etat

Le gouvernement a été surpris par la demande, par la popularité de la mesure. 500.000 primes sur l'ensemble du quinquennat, voilà ce qui était prévu. Mais en moins d'un an il y a déjà eu 250.000 dossiers à traiter : "la mesure est bonne, elle va dans le sens de l'histoire afin d'éliminer les véhicules les plus polluants. L'Etat devrait quand même payer beaucoup plus vite"

Payer vite car les garagistes ont des frais, relève Frédéric Landelle, le représentant du CNPA, la principale organisation patronale du secteur: "nous n'avons plus l'argent sur nos comptes pour faire face à nos frais, nos impératifs quotidiens comme les salaires, les charges, les impôts. On ne peut pas lancer une telle opération et j'ai le sentiment que les choses n'ont pas été vues suffisamment sérieusement. Plus le concessionnaire est gros, fait du volume, plus le déficit de trésorerie peut être important".

L'Etat vient cela dit de faire un geste en débloquant une enveloppe de 85 millions d'euros pour le remboursement de la prime. Une somme qui devrait combler en partie, en partie seulement, les trous dans les caisses des concessionnaires.