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Dossier : Coronavirus Covid-19

REPORTAGE - Avec les "enquêteurs Covid" de la Sécu à La Rochelle

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Par , , France Bleu La Rochelle

Depuis le 14 mai, la cellule Covid de la CPAM de la Charente-Maritime enquête sept jours sur sept, sur les cas de coronavirus. Il s'agit de retrouver et d'appeler les cas contacts, pour leur permettre de s'isoler, avec l'espoir de briser les chaînes de contamination.

Tous les cas contacts doivent être repérés dans les 24 heures
Tous les cas contacts doivent être repérés dans les 24 heures © Radio France - Julien Fleury

Il sont les "anges gardiens" du Covid : ces agents de la Sécurité sociale, mobilisés pour recenser tous les cas contacts des personnes infectées au Covid-19. Cette semaine, une soixantaine d'agents sont à pied d'œuvre en Charente-Maritime. Cela donne 37 personnes mobilisées chaque jour, weekend compris (samedi et dimanche).

Actuellement, cette mobilisation augmente chaque semaine, pour suivre l'évolution de l'épidémie. Une évolution rapide dans le département, qui reste toutefois en vert pour l'instant sur les cartes du gouvernement. Reportage dans un des deux "open spaces" du siège de la CPAM à La Rochelle.

Avec les "anges gardiens" du Covid à la Cpam de la Charente-Maritime

Une véritable enquête

Deux écrans devant elle, un micro-casque sur les oreilles, Nathalie Houlbert contacte le cas contact d'un patient Covid, pas vraiment surpris par ce coup de fil. C'est rarement le cas : "Ils ont très souvent déjà été avertis par le patient testé positif, note Nathalie. On est quand même dans un contexte amical, professionnel, familial..."

Nathalie prescrit ensuite un test PCR. Mais pas à n'importe quel moment : sept jours après le contact à risque. Le temps d'incubation moyen du Covid. Entre-temps c'est la septaine : sept jours d'auto-isolement, généralement bien acceptés : "Les gens se confinent d'eux-mêmes, ont les vrais gestes barrière, et ça se passe plutôt bien."

Un quart-d'heure de relâchement suffit

Au téléphone, beaucoup de jeunes infectés lors d’événements festifs ou familiaux, mais aussi des salariés touchés sur leur lieu de travail : "Les règles sont bien respectées en entreprise, mais on va les oublier à la pause café, ou au déjeuner..." constate Nathalie Houblert. Malheureusement un quart d'heure de relâchement peut suffire.

Près de la moitié des 60 agents affectés cette semaine à la cellule Covid de la CPAM 17 sont en télé-travail depuis chez eux. Des journées marquées par plusieurs dizaines d'appels.
Près de la moitié des 60 agents affectés cette semaine à la cellule Covid de la CPAM 17 sont en télé-travail depuis chez eux. Des journées marquées par plusieurs dizaines d'appels. © Radio France - Julien Fleury

C'est comme ça que les chiffres de l'épidémie commencent à s'emballer en Charente-Maritime. Depuis sa mise en place, le 14 mai, la cellule Covid de la CPAM 17 a traité 983 cas positifs, donnant lieu en moyenne à cinq cas contact. "Mais il faut noter que plus des deux-tiers apparaissent sur le seul mois de septembre" note Isabelle Grené, responsable de la cellule Covid rochelaise. Conclusion : "Personne n'est invulnérable."

Délai tenu

Le nerf de la guerre pour ces anges gardiens du Covid, c'est le temps. Pas plus de quatre heures pour contacter un malade repéré. Vingt-quatre heures maximum pour joindre ses contacts avérés. Délai tenu pour l'instant à La Rochelle, qui aide aussi régulièrement les départements voisins plus touchés. Quant aux cas groupés, s'ils apparaissent, dans les Ehpad notamment, ce sont les médecins de l'ARS qui les traitent directement.

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