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Société

REPORTAGE - Au cœur de la lutte contre les logements insalubres à Lille

vendredi 12 octobre 2018 à 5:05 - Mis à jour le vendredi 12 octobre 2018 à 11:58 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord et France Bleu

Les marchands de sommeil sont régulièrement mis en cause à Lille. En septembre dernier, l'un d'eux a été condamné à une peine de prison ferme. Ce mercredi 10 octobre 2018, une semaine avant un nouveau procès, nous avons suivi une inspection du service hygiène et santé dans un logement insalubre.

Un jeune couple et son bébé de trois mois vivent dans ce logement de 22 mètres carrés dans un quartier populaire de Lille.
Un jeune couple et son bébé de trois mois vivent dans ce logement de 22 mètres carrés dans un quartier populaire de Lille. © Radio France - Cécile Bidault

Lille, France

Le tribunal correctionnel de Lille va de nouveau juger un marchand de sommeil dans les jours qui viennent, le vendredi 19 octobre. En septembre dernier, l'un de ces propriétaires indélicats qui louait des logements indignes, a été condamné à douze mois de prison dont six avec sursis. Dans ce contexte, France Bleu Nord a suivi une inspection du service hygiène et santé de la ville de Lille dans un quartier populaire de la métropole*. 

460 euros de loyer pour 22 mètres carrés

Dans cet immeuble, il y a trois logements, dont deux au rez-de-chaussée qui n'ont jamais été déclarés au cadastre. L'un fait quatre mètres carrés, un homme y vit pour 300 euros par mois. L'autre en fait 22. Un jeune couple avec un bébé de trois mois habite ici depuis six mois, le loyer est de 460 euros. 

Tous les critères du logement insalubre sont réunis, il y a des risques avérés pour la santé et la sécurité des habitants. Il n'y a aucune isolation, des moisissures partout, un seul radiateur électrique, et encore, les locataires ont fait des travaux à leurs frais pour limiter les dégâts. 

Le propriétaire sommé de faire des travaux

Dans le cas de cet "appartement", c'est la caisse d'allocation familiale, qui verse plus de la moitié du loyer directement au propriétaire, qui a demandé à la ville de Lille d'inspecter le logement. Une manière de détecter les marchands de sommeil car les locataires ne se signalent pas toujours. Le service hygiène et santé réalise 4.000 visites par an. Dans un cas comme celui-ci, le propriétaire a été contacté, et sommé de réaliser des travaux. Après une commission qui se réunira en préfecture le mois prochain, le logement sera sans doute déclaré insalubre et inhabitable. Si rien ne se passe, la justice sera saisie.  

ÉCOUTEZ - Inspection d'un logement insalubre avec le service hygiène et santé de Lille

Il faut que les propriétaires sachent qu'ils risquent de se retrouver devant le tribunal

A Lille, 10% du parc de logements privés en location est potentiellement indigne, c'est largement au-dessus de la moyenne nationale. Le service communal d'hygiène et de santé, que dirige Franck Faurens, a donc renforcé ses effectifs : "il commence à y avoir une prise de conscience importante. Les moyens ont été augmentés, on peut visiter beaucoup plus de logements. La justice nous suit de plus en plus. Il faut que les propriétaires sachent que les logements doivent être décents. Sinon, ils risquent de se retrouver devant le tribunal". 

Franck Faurens, responsable du service communal d'hygiène et de santé de Lille

* L'adresse et l'identité des locataires ne sont pas dévoilées, à leur demande.