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RESF 90 : "les droits de l’enfant ne sont pas toujours respectés"

Par Thierry Campredon, France Bleu Belfort-Montbéliard jeudi 21 janvier 2016 à 8:29

RESF milite pour les droits de l'enfant
RESF milite pour les droits de l'enfant © Maxppp

Céline Souakria, la présidente de RESF 90, le réseau éducation sans frontières dans le Territoire de Belfort, estime qu’il y a encore beaucoup à faire en matière du droit à l’éducation de tous les enfants

26 ans après la signature de la convention internationale qui reconnait des droits aux Enfants, beaucoup de choses restent encore à faire regrette Céline Souakria. Et pour la présidente de RESF 90, la première des choses et de pouvoir garantir la reconnaissance effective du droit à l’éducation pour tous les enfants : "la France se targue d’avoir un bon système d’éducation et d’accueillir tous les enfants, mais quand les familles de sans-papiers sont reconduites à la frontière, il n’y a rien pour protéger ces enfants, et à ce moment-là le droit à l’éducation s’arrête".

Mettre en réseau toute la filière de l’éducation

Pour RESF, la priorité est donc de protéger ces enfants et pour cela, il faut mettre en réseau de façon pérenne les différents intervenants comme par exemple les fédérations de parents d’élèves, les syndicats d’enseignants et les associations de défense des droits de l’homme : "pour l’instant, ce réseau est capable de fonctionner uniquement en cas d’urgence, mais maintenant il faut qu’il fonctionne dans la prévention, la pédagogie" affirme Céline Souakria.

Les migrants sont des cibles faciles

L’autre priorité cette année pour RESF c’est la poursuite des actions en faveur des sans-papiers mais dans un contexte plus tendu que d’habitude. Depuis les événements en décembre dernier en Allemagne où plusieurs femmes ont été agressées par des réfugiés, il existe une certaine crispation d’une partie de la population voire une vraie hostilité à la politique d’accueil des réfugiés, ce que regrette Céline Souakria : "ces affaires en Allemagne ou ailleurs ont été je pense instrumentalisées et quand il y a des agressions sexuelles à l’Oktoberfest on en parle beaucoup moins, le migrant est donc malheureusement une cible idéale".

Céline Souakria, présidente de RESF90

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