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Société

RESF Corrèze dénonce les cas de jeunes migrants mis à la rue du jour au lendemain parce que déclarés majeurs

lundi 27 novembre 2017 à 18:16 Par Philippe Graziani, France Bleu Limousin

De plus en plus de jeunes migrants sont mis à la rue. C'est ce que dénoncent des associations et notamment en Corrèze le Réseau Éducation Sans Frontière. C'est le sort réservé aux jeunes étrangers qui ne sont pas reconnus mineurs. L'association demande un rendez-vous au Conseil départemental.

Les jeunes majeurs ne sont pas pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (Photo d'illustration)
Les jeunes majeurs ne sont pas pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance (Photo d'illustration) © Maxppp - Franck Dubray

Corrèze, France

On l'appellera Ibrahim. Il est arrivé à Tulle venant de Côte d'Ivoire il y a quatre mois. Il dit qu'il a 16 ans et demi. Il a des papiers d'identité de son pays. A son arrivée il a été pris en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance du Conseil départemental et placé dans une famille d'accueil. Qui l'a tout de suite scolarisé dans un collège. Mais il y a quelques jours la justice a tranché : il n'est pas réellement mineur.

Le numéro du 115 en poche

Il a alors été convoqué avec sa famille d"'accueil à l'ASE. "La dame qui était là, raconte-t-il, la directrice de l'ASE, m'a dit qu'elle allait me donner une adresse et le numéro du 115". Puis elle a dit à la famille d'accueil qu'elle pouvait repartir et quelques minutes après, à Ibrahim, qu'il devait s'en aller. Ce qu'il a fait. Il a appelé effectivement le 115, le numéro des urgences sociales, mais on lui a dit qu'il n'y avait aucune place disponible. Bref il était à la rue. C'est heureusement sa famille d'accueil qui a alerté une association, qui a pu le prendre en charge après deux jours de rue.

Une solution moins brutale

Sylvie Christophe de RESF Corrèze ne sait pas combien de jeunes sont dans ce cas en Corrèze. "On ne connaît que les cas des jeunes qui nous sont adressés". L'association ne commente pas en tant que telle la décision de la justice sur la majorité ou non de ces jeunes. En rappelant cependant que souvent ces décisions s'appuient sur des tests osseux qui sont largement contestés aujourd'hui. Mais RESF dénonce la brutalité avec laquelle l'Aide Sociale à l'Enfance arrête la prise en charge de ces jeunes. "Un jeune a été convoqué avec sa famille d'accueil à 16h; à 17h il était seul dans la rue". D'où le rendez-vous qu'elle demande au Conseil départemental pour trouver des solutions plus humaines pour venir en aide à ces jeunes