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"Résister les bras ouverts" : à Saint-Étienne, une centaine de manifestants défend l'accueil des migrants

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Environ cent personnes viennent de se rassembler, ce vendredi 18 décembre à Saint-Étienne dans la Loire, à l'occasion du 20e anniversaire de la journée internationale des migrants et à l'appel du collectif "Pour que personne ne dorme à la rue". Elles ont exigé un meilleur accueil des migrants.

Des tentes ont été installées place Jean-Jaurès à Saint-Etienne, pour cette 20e journée internationale des migrants.
Des tentes ont été installées place Jean-Jaurès à Saint-Etienne, pour cette 20e journée internationale des migrants. © Radio France - Céline Autin

Cent personnes environ viennent de manifester ce vendredi 18 décembre à Saint-Étienne dans la Loire, pour l'anniversaire de la 20e journée internationale des migrants. Le collectif "Pour que personne ne dorme à la rue", à l'origine du rassemblement, a rappelé l'importance des chaînes de solidarité existant dans la Loire pour l'hébergement et la prise en charge des migrants.

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Des couvertures de survie et des tentes, symboles de la précarité des migrants

Dans la foule, des bénévoles mais aussi des sympathisants se sont déplacés pour apporter leur soutien. C'est le cas de Françoise, venue de La Ricamarie. Les tentes installées place Jean-Jaurès pour le rassemblement lui rappellent l'évacuation de la place de la République à Paris, le 24 novembre dernier, et c'est aussi ce qui l'a motivée à venir manifester : "La réponse apportée était scandaleuse et inhumaine. Qu'il y ait des gens qui se lèvent pour dire 'arrêtez l'inhumanité', c'est vital pour notre société. Il faut qu'on s'en mêle."

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Certains manifestants portent aussi des couvertures de survie. Le symbole, pour un membre du collectif "Pour que personne ne dorme à la rue", du travail de SOS Méditerranée et de la traversée traumatique que les migrants doivent faire avant de parvenir en Europe. Les prises de paroles retracent en effet les étapes successives que doit traverser une personne migrante : traversée des frontières, passage parfois par un centre de rétention administrative, exemples d'accueil et de solidarité. "La boucle est bouclée, tout en parlant de la solidarité du niveau international comme au niveau local" explique Jean-Marc Goubier.

Dans la Loire, des pouvoirs publics dénoncés comme absents

Localement, justement, ce sont près de 200 familles migrantes qui sont aidées en ce moment, selon l’association "Un toit c'est tout" située à Saint-Just-Saint-Rambert. La solidarité passe d'abord par l'hébergement, comme c'est le cas avec la Maison solidaire, à Saint-Étienne. Il est possible de soutenir financièrement ces associations qui ont beaucoup souffert des deux confinements.

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En tant que membre du collectif "Pour que personne ne dorme à la rue", Jean-Marc Goubier regrette surtout l'inaction et le silence des pouvoirs publics : "L'État a le devoir de mettre à l'abri des gens à la rue. Contrairement à ce qu'il se passait avec l'ancien Préfet, la nouvelle préfète [Catherine Séguin] n'a donné aucune réponse à nos sollicitations."

Des squats se sont formés quand les hébergements d'urgence comme le 115 (dont ce n'est pas la vocation) ne peuvent pas prendre en charge les demandeurs d'asile. Cela fait par exemple maintenant 18 mois que l'ancienne Poste de Solaure est ainsi occupée. Les demandeurs d'asile qui y vivent ont été menacés d'expulsion, juste avant la deuxième vague épidémique : "le coronavirus a empêché l'expulsion, explique Eva, une bénévole. Depuis, des agents de l'Ofii [l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration] se sont enfin déplacés. Des propositions ont été faites pour une douzaine de demandeurs d'asile."

Cela fait 18 mois que l'ancienne Poste de Solaure est occupée par des demandeurs d'asile, en manque d'hébergement.

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