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Société

Retour sur l'effondrement du pont Wilson à Tours et ses conséquences le 9 avril 1978

samedi 7 avril 2018 à 17:07 - Mis à jour le samedi 7 avril 2018 à 7:07 Par Géraldine Marcon, France Bleu Touraine

Les Tourangeaux qui l'ont vécu se souviennent de ce 9 avril 1978, ce jour-là le pont Wilson s'effondrait dans la Loire, causant des problèmes d'alimentation en eau et de circulation. Cet édifice emblème de la ville ne sera rouvert que quatre ans plus tard, après sa reconstruction à l'identique.

Pascal Bourdieu a réalisé plusieurs clichés du pont Wilson ce 9 avril 1978.
Pascal Bourdieu a réalisé plusieurs clichés du pont Wilson ce 9 avril 1978. - ©Pascal Bourdieu

Tours, France

Il y a 40 ans, au matin du 9 avril 1978, une partie du pont Wilson à Tours s'effondre dans la Loire en crue. Les images de l'époque sont impressionnantes et le pont poursuit sa chute le lendemain. Au total, cinq arches et six piles s'écroulent, c'est un tiers de ce que les Tourangeaux appellent le pont de pierre qui s'est effondré

Pour la ville, ce pont n’est pas seulement un des édifices emblématique, c’est aussi une liaison vitale. Tout d'abord parce qu'une canalisation d'eau se trouve dans le tablier du pont, l'effondrement prive directement 110.000 personnes d'eau courante qui doivent être approvisionnées par camions citernes. Autre conséquence, des coupures d’électricité et de téléphone pour certains habitants. 

Sur cette photo de Pascal Bourdieu, on voit très bien la canalisation d'eau qui a été coupée.  - Aucun(e)
Sur cette photo de Pascal Bourdieu, on voit très bien la canalisation d'eau qui a été coupée. - ©Pascal Bourdieu

Des embouteillages qui durent

La coupure de cet axe aux véhicules créé des problèmes de circulation. A l'époque le périphérique, même partiel, de la ville de Tours n'existe pas, la Nationale 10 est très fréquentée et elle passe par le pont. Sa déviation créé de gros embouteillages sur le pont Napoléon, le pont Mirabeau ainsi que sur celui de l'autoroute A 10. Arguant des difficultés de circulation pour les habitants de Tours et des alentours, le maire, Jean Royer, va obtenir de l'État la gratuité du péage et la mise en place de deux ponts provisoires qui appartiennent à l'armée. 

Parmi les anecdotes autour de cette histoire, celle concernant un automobiliste orléanais particulièrement distrait restera dans les annales. Le 16 juin 1978, soit plus de deux mois après l'effondrement du pont de Pierre, il s’engage dessus côté nord et contourne les éléments de l’ouvrage provisoire en construction, avant de tomber avec sa voiture dans les gravats. Il s’en sort quasiment indemne.

Les autres ponts contrôlés

Après l'effondrement du pont Wilson, d’autres ouvrages qui enjambent la Loire feront l’objet de vérifications. Ce sera notamment le cas à Saumur, Blois, Amboise ou Beaugency, où le pont subit d'importants travaux à la suite d'une inspection en septembre 1978. Plusieurs ponts sont même fermés ou partiellement interdits à la circulation pour réparation suite à l'écroulement du pont de pierre à Tours. Un rapport d'enquête technique datant de 1980 faisait un point sur les causes et les enseignements de cet événement.  

Une reconstruction à l'identique

Plusieurs mois après l’effondrement du pont Wislon, en décembre 1978, les Tourangeaux se prononcent sur la reconstruction de l’édifice. Invités à trancher entre quatre projets, ils choisissent à la majorité la reconstruction du pont de pierre à l’identique avec une consolidation de la partie restée intacte. Les travaux vont débuter en août 1980 et le pont Wilson sera rouvert à la circulation le 18 septembre 1982. Sa reconstruction aura duré deux ans et coûté 27 millions d'euros.  

Le pont Wilson a été reconstruit à l'identique.  - Maxppp
Le pont Wilson a été reconstruit à l'identique. © Maxppp - Bertrand Bechard